Alinea très chère, désolé de te déranger, c’est juste que si tu croises al-qaëda tu lui dis de m’appeler steplé, ça fait dix ans que je la cherche. merci.
merci pour cette belle chute easy, quant à votre oreille, où la trouver ailleurs...
je n’aurais pas le temps ni la place de vous en conter sur l’histoire de la psychanalyse, et à quel point kraeplin ou krafft-ebing ou même havelock ellis sont dépassés, et leurs blouses pas si blanches avec...
bien heureux de votre premier tiroir.
malentendu sans doute sur bernard, comme nous, c’en est un spécialiste.
désolé sain sert en cas de froissage.
pour toute consolation, c’est ringue mais c’est l’époque,
melody gardot chante des choses sur easy, c’est sûr you tube.
Bien sûr, si l’on peut admirer votre prose ailleurs, en
souhaitant parfois moins de paragraphages, histoire de pas fatiguer le rouleur-souris, et si l’on peut vous suivre en relevant toute cette clarté, d’autres fois hélas, la
confusion peut vous saisir sans que vous y preniez nullement garde, et la chute
est alors de taille… genre 800 mètres sur pics rocheux, très dur.
Votre confusion d’office, obstinée, entre psychanalyse et psychiatrie
dix-neuviémiste est ignorance profonde. Vous tenez cela pour point de départ de
votre réflexion, et c’est désolant.
Mais ce n’est pas le propos, et ça l’est… Je vais essayer de
vous montrer en quoi l’activité diagnostique qui vous révulse tant est
une grande source de libération.
Voyons d’abord, là, l’immense différence entre vous et moi :
- Vous relatez un problème technique sur Agoravox, une
connexion qui foire, un branchement qui marche pas, ça dure… Vous interrogez l’ami
34, encore tout nonyme de lui-même à cette époque, et il vous tire la langue que
pour lui ça va plus que fort ! Vous vous résignez, vous vous dites bad
day after all, vous patientez, et enfin au bout de quelques heures, ça
revient ! vous oubliez, d’ici la prochaine…
- Pour ma part, ici la différence :Ce même problème survient sur mon ordi, j’essaie
deux ou trois fois, max 5mn, grand max… Je recule du clavier ; je le tiens
pour Signe (notez que déjà je suis fou, mais la psychanalyse qui ne saurait
friser cette frontière ne serait encore que dilettantisme) ; très vite ce
Signe est devenu un Message, ce Message je le situe alors comme Discours, il a
un Énonciateur cet énoncé - et même si cet Énonciateur n’est pas situable comme
Personne, cela importe peu, car cela est déjà devenu un Répondant à… moi et mon
discours.
Parfait - le problème maintenant est donc dans ma tête, je
recule encore ; je respire, et je commence à interroger « mon
discours », mes attentes, mon attitude, etc. - la totale - de manière très rationnelle et posée, mais notez que je suis encore plus fou puisque
je travaille à réparer ordi et connexions dans ma tête…
Dans cette introspection, comme j’ai quelques années d’expérience
avec quelques tondus, depuis que le tondu en cours c’est moi, je vais vers :
le plus gênant, le plus indicible, les noyaux… J’affronte, guerre, grands
combats ; je prononce, je dénoue, je respire bien…
Alors seulement, je reviens vers mon clavier, il n’y a plus
de problème la connexion fonctionne.
Abracadabra ?
Non, sauf à considérer que dabra ici désignerait justement la
Parole.
Le principe ?
Celui du Sur-Vivant sans doute, car je ne conçois pas que
quelque chose soit plus puissant que le Vivant : Un ordi n’est qu’une
extension, un appendice ; mon cerveau et le sang circulant dans la région
de mon cœur (empédocle) auraient réparé une connexion électronique hors de mon
corps ?
Aucun doute.
Vous suggérez la camisole ?
Non : Nous sommes tous dans cette capacité, tous – car il
suffit de tenir ferme l’hypothèse de l’inconscient et de s’exercer à
devenir, comme disait Socrate, un plongeur de Délos.
Trop souvent j’ai vu des ordis savoir me précéder, entendre
ma pensée quelques millisecondes avant que j’aie appuyé sur « enter »,
ce simple fait m’a éveillé à la vérification, avant la certitude que, comme
pour une caisse, un ordi fonctionne comme extension corporelle - on ne
raie jamais un pare-choc par hasard… Toujours : signes, discours, énoncés,
répondant, responsable, décideur ; telle serait la chaîne qui dé-chaîne.
Certes vous me direz que je délire, j’admets… Même si j’ai
cent fois vérifié l’efficience de cette « folie » si ordinaire
que je vous conte, et bien sûr, je reconnais que cela… n’a pas réparé votre
connexion.
Mais attendez…
Nous parlions diagnostic oui ou non ?
Pourquoi alors seulement raisonner « en avant » ?
Regardons un peu en arrière…
Que se passe-t-il sur ce fil ?
C’est un jour, vous le reconnaîtrez, où vous n’êtes pas
comme les autres jours :
Humeurs visibles, lisibles... vous pestez contre
Bernard qui a bien de la patience pour vous (le lendemain vous êtes tout sucre,
donc oui… jour d’exception), vous adoptez en conséquence sur ce fil des
positions très extrêmes ; je lis, et je décide de vous dire en gros :
Oui easy, mais c’est très extrême, vous allez trop loin, constatez combien
votre position se retrouve en marge, éloignée du groupe, isolée…
Je ne sais si vous l’entendez.
Ce que je sais par contre, c’est que :
Il ne serait pas saugrenu que votre quasi-déconnexion qui
s’ensuit ne soit à lire dans le strict fil de votre discours.