En vous lisant je pense aux Illusions Perdues de Balzac... un Daniel.
Je ne saurais trancher quant à savoir si vous avez raison ou tort, mais vous me donnez aussi l’impression d’avoir bien bien macéré mitonné le tableau, jusqu’à vous encager dans une vision et une lecture presque définitives... ?
Je sais que je vais passer pour bateau, idéaliste et autre, mais la virginité n’est jamais un mythe, et elle est inusable, éternelle, continue... Bref, vous n’êtes rien, Emilie, rien ! Tenez-vous cela pour dit, comme point de départ - grande libération au rendez-vous ; sans oublier, le hasard, la chance, la capacité de se recommencer, que les deuils bien gérés ouvrent en perspectives.
Et je peux encore plus bateau et ringard ! : car je vous parle d’expérience, ayant passé plus de vingt ans, à aller dans tous les sens, sous tous les jobs (et des plus innommables, que je n’oserais citer par souci bienséance), avant de devoir - une fois ayant si définitivement renoncé - et depuis longtemps - aux incidences de ma formation première - avant de pouvoir, par miracle enfin, très étonné, y revenir...
Et je tiens toute cette longue errance commencée dans les mêmes inquiétudes et les mêmes souffrances, je la tiens, vue maintenant, d’après, pour une série de chances inouïes, que jamais je n’aurais croisées, si j’en étais resté à mon obstination de départ.
Lorsqu’Ulysse est si cruellement mis sur la voie de son juste exil,
on ne peut jamais rien lui souhaiter de beau sinon que le voyage soit long.
avez-vous remarqué, Cova, que mes arguments, loin d’être doucereux, sont restés sans réponse ?
avez noté que les commentaires de baska, qui avaient enfin révélé toute la vérité sur ce qui se jouait là ont été soigneusement repliés ?
vous vanteriez les vertus de l’agora sans oser la différencier de la cabale organisée ?
je veux bien admettre que les voiles, djellabas et autres discours de rue caricaturaux de frustrés locaux peuvent, au premier abord, en figer certains, inaccoutumés ; mais de là à faire porter à l’autre et au différent la somme des malheurs accumulés depuis, obamo aristide briand, il y a un saut qu’on pourrait contourner facilement ?
avez-vous enfin noté ce fonctionnement quasi « en meute » ?
avez-vous relevé que le plus drôle ou intriguant, voire bien triste, c’est que ceux qui se réclament de la défense d’Israël ou du judaïsme arborrent, sans les abhorrer, tous les signes criants de ce que leurs textes appellent les a’aralîm ? cette « incirconcision » de fond se traduisant par une surdité militante, qui clôt d’avance tout débat possible, en faveur des hurlements et moins sage sous la lune... ? on y dornait profon dément.
alors je vous laisse, Cova, à toutes les joies de l’Agora !
mais sans Vox...
c’est d’abord un sacré pantomime.
Que vous puissiez vous en satisfaire, voilà qui est inquiétant.
oui, et beaucoup de chrétiens d’Orient vivent en très
bonne entente avec bien des musulmans modérés, ainsi qu’en bonne intelligence, et complicité, avec... plus extrémistes, parmi lequels on peut compter des salafistes
sunnites encore tous frais, sinon des hezbollahis chiites - ces derniers
étaient d’ailleurs bien présents, il y a quelques heures, à la basilique
st-pierre de rome, pour l’ordination d’un cardinal...
quant à la radicalisation parfois indéniable de certains, elle se source
exactement aux origines même du FN et con sorts - le malaise social et
économique fabriquant les monstres les plus colorés... ; le coran dit de tous
ceux là qu’on peut les reconnaître précisément au « timbre » de la voix
(lahn el-qawl), où tout un chacun sera dit « timbré » ; les
raccourcis prennent alors la relève, abondant sur les lèvres de qui ne pense
plus.
Par ailleurs, aucune protection juridique ne préserve de la
critique, la sauvagerie du web en est une démonstration en acte ; quant à la présence de
cette critique comme signe d’une entrée en histoire, les révolutions arabes –
quels que soient leurs résultats placentaires encore provisoires – elle signe
la délivrance de l’enfant.
Alinea : « qui parle le français correctement accentué » - superbe...
vous méritez l’éclairage :
« Mme de Montespan la traitait en reine, s’en amusait comme d’une poupée, la renvoyait quand elle l’importunait, et lui parlait extrêmement français (= avec autorité !) ; la Maréchale avalait tout, et n’en était que plus flatteuse et plus rampante » St-Simon - 1707.