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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

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  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 24 février 2009 15:30

    Bonne analyse, agréable à lire malgré sa longueur (un peu plus de coupures et d’aérations eussent été bienvenues). Cela ne donne pas braiment envie delire l’ouvrage, mais qui ne le mérite sans doute pas, et pourtant il aurait pu s’intituler "chronique ordinaire du journaliste TV", ce que votre critique rend parfaitement.



  • Voltaire Voltaire 17 février 2009 13:32

    Votre formation initiale de chimiste semble avoir pris le pas sur l’analyse scientifique des évidences sur le phénomène de l’infection par le VIH et ses effets physiologiques. Il y a de trop nombreuses erreurs dans votre article pour que j’en fasse une revue exhaustive, aussi je me contenterai que quelques remarques.

    Votre première partie suggère une erreur d’interprétation de la relation VIH-SIDA en raison de l’inexactitude de prévisions de croissances de populations dans des pays à population infectée. Votre interprétation ne prend pas en compte plusieurs éléments :

    - la différence importante de mortalité, de latence de symptomes et d’ingfectivité des différentes souches de VIH, qui étaient mal connues dans les années 90 (le VIH2 "africain" a une période de latence plus forte que le VIH 1 "occidental")

    - la faible fiabilité des modèles de croissance de population : sans tenir compte du VIH, aucun modèle de croissance de population ne s’est révélé fiable depuis 30 ans. La croissance démographique dépend d’abord de facteurs écoonomiques et sociaux, de la paix, des conditions climatiques etc... D’autre part, les effets des mesures de prévention et sociales, par les ONG ou par les gouvernements, n’avaient pas été prises en compte.

    Votre article pêche aussi par la totale absence de référence aux modèles animaux. D’autres pathologies virales provoquant des immunodéficiences sont présentes chez divers espèces animales (Macaques, chats etc...). La relation entre infection et pathologie est parfaitement établie.

    Votre article ignore aussi la présence de mutations de récepteurs endogènes aux lymphocytes T qui, en empêchant la fixation et/ou la pénétration du virus dans la cellule, rendent le sujet non sujet à la pathologie, malgré de multiples infections.

    Vous faites aussi un certain nombre d’erreurs sur le fonctionnement des antiviraux, qu’il est inutile de détailler ici, de même que sur les tests immunologiques et PCR.

    Vos suggestions sur des effets additionnels de type apoptotique de l’infection virale sont tout à fait plausibles, mais ne démentent en rien la relation directe entre infection par le VIH et pathologie, sans effet extérieur. Les études épidémiologiques et biochimiques démontrent une relation non contestable entre infection par le VIH et développement du SIDA. Vous ne parviendrez jamais à provoquer un SIDA, ou les efefts du VIH sur les cellules, par de simples composés chimiques, peroxynitrites ou autres.

    Attention, ce n’est pas en prenant de ci de là une référence scientifique, parfois contestée ou dépassée (en raison del’évolution des techniques de laboratoire), que l’on peut développer une alternative scientifique crédible. En revanche, on a pu constater l’effet sociétal très négatif de ce type de contestation sans base scientifique...



  • Voltaire Voltaire 16 février 2009 21:47

    L’article est intéressant, mais l’auteur ne pousse pas son raisonnement assez loin.
    Sur le cour terme, la présidence de Mr Sarkozy est bien sûr irritante, voire insupportable. Bien sûr, la majorité des citoyens s’en trouvent fort maris, leurs économies fondent comme neige au soleil, leur emploi s’évaporent, les libertés publiques se font discrètes, les injustissent font la fête, et le bling bling règne en maitre.

    Mais, comme nos aimés monarques avant lui, Sarkozy le petit redonne un coup de fouet à une certaine culture française : quel meilleur sujet de carricature, de dérision, d’ironie ? Combiens d’ouvrages, de dessins et de chansonneries ont et auront pour inspiration notre président malgré nous ? Souvenons-nous que les lumières apparurent en réaction à un roi soleil couchant, que Louis le XVIème engendra la révolution et Napoléon le petit la république... La France et son peuple s’enfonçaient dans l’ennui ; Sarkozy leur à rendu l’esprit ; c’est toute l’inventivité et l’ingéniosité de la France culturelle et intellectuelle qui se réveille. Ce que, ce qui naitra de ce bouillonnement, je ne le sais, mais, fort involontairement, un peuple se réveille, les idées fusent, les auteurs s’inspirent. Ce que le bushisme a engendré de révolutionnaire outre-atlantique, le sarkozysme pourrait bien l’inspirer, à la sauce française. Espérons, pour le mieux. 



  • Voltaire Voltaire 16 février 2009 12:10

    Si le chef de l’Etat n’a pas exactement dit ce que vous citez (il a dit que, dans certains domaines, les chercheurs britaniques étaient de 30 à 40% plus productifs, ce qui est effectivement le cas en sciences de la vie notamment), vous avez raison de souligner la fois l’absurdité de ce raisonnement, et l’incroyable mépris du président à l’égard des chercheurs français.

    Sur le problème de l’évaluation des scientifiques par les publications, il s’agit d’un problème récurrent auquel doivent faire face l’ensemble des institutions scientifiques. IL n’existe pas de système parfait actuellement. S’il est logique de se baser sur ces publications, à comité de lecture, pour évaluer les travaux des scientifiques et leur qualité, on sait très bien que cela ne peut se faire que par ce moyen : les anglophones ont bien sûr l’avantage de la langue, on publie de façon très différente suivant les matières, et la pression à publier entraine ces articles salamis où l’on découpe ses découvertes en plusieurs articles pour accroitre son chiffre. Si un certain nombre d’éditeurs travaillent sur ce sujet, c’est aussi aux institutions de proposer un système plus équilibré d’évaluation.

    Au delà de ce problème spécifique, le discours du chef de l’Etat fin janvier était affligeant. Devant 200 scientifiques du plus haut niveau, directeurs d’organismes et de grands laboratoires etc.., il a fait un discours de campagne électorale destiné à des militants UMP, plein de mérpis et d’inexactitudes. Pas étonnant que le monde de la recherche se soit senti insulté et ait réagit de façon énervée...

    Si notre système de recherche a effectivement besoin de certaines réformes, ce n’est pas en méprisant ses acteurs que celles-ci se feront.



  • Voltaire Voltaire 12 février 2009 16:11

    Sur ce sujet, il est intéressant de lire le rapport de l’AFSA en détail (http://www.lefigaro.fr/assets/pdf/BIOT2008sa0266.pdf).

    Ce rapport analyse point par point les différents arguments du rapport du Prof le Maho, qui avaient conduit à une demande de suspension de l’autorisation de ce maïs, par précaution.

    Vous avez raison de signaler que certaines études ont pu suggérer un effet physiologique de ce maïs chez l’animal. Néanmoins, il faut aussi par indiquer, par équité, que de nombreuses autres études ont indiqué le contraire. Le rapport de l’AFSA détaille les arguments de ces différentes études (des deux types) et conclue qu’en l’état, aucun risque n’est avéré pour l’homme, et qu’il existe un faisceau d’évidences suffisant pour considérer que ce maïs ne présente aucun danger sanitaire.

    Ayant lu les deux rapports et certaines des publications scientifiques concernées, il me semble que les arguments en faveur d’un doute sur l’inocuité de ce maïs sont assez faibles. Il s’agit principalement d’interprétation divergentes de résultats statistiques. On peut effectivement discuter de ces résultats et suggérer des études complémentaires afin d’affiner les données. Etant biologiste et non statisticien de formation, je n’ai pas d’opinion à ce sujet et je serai plutôt favorabe à une étude sur un nombre plus élevé d’animaux afin de lever les doutes, mais le risque me parait assez faible. Dans tous les cas, le problème ne se pose que si l’on imagine une utilisation directe de ce maïs pour l’alimentation humaine. Les risques d’effets indirects par consommation d’animaux ayant consommé ce maïs semblent vraiment inexistants. 

    Vos remarques sur le risque de contamination de cultures bio par ce maïs me semblent en revanche parfaitement valables. Il faut noter que le rapport de l’AFSA se prononce sur l’inocuité vis à vis de l’homme et non de son effet environnemental. Tant qu’une solution valable ne sera pas trouvée à ce sujet, la culture d’un tel maïs me semble difficile. En revanche, il n’y a pas de raison objective de ne pas autoriser son importation comme nourriture animale à mon avis.

    Votre dernier point est plus hypothétique : il reprend les propos d’un porte-parole d’une organisation ouvertement anti-OGM sans apporter d’éléments de preuve. Sur ce sujet, je suis aussi méfiant vis à vis des deux parties pro ou anti. Chacun défend ses intérêts et opinions, de façon souvent exagérée.
    La question sous-jacente que vous posez est celle de l’indépendance scientifique et juridique de l’AFSA. Sur ce sujet, il me semble que cet avis est plus embarassant pour la France qu’un avis contraire à l’heure actuelle. J’aurais donc tendance à considérer, sauf preuve contraire, que les scientifiques de l’AFSA ont fait leur travail de façon déontologique. Chacun l’interpétera de toute façon à sa façon, ce sujet est tellement controversé en France que personne n’est capable d’écouter de façon objective les arguments de l’autre.

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