Vous semblez méconnaître les énormes intérêts financiers qui peuvent se jouer dans le choix des projets d’urbanisation, qui justifieraient certainement du point de vue des acteurs indélicats de mettre en oeuvre les moyens de biaiser le système...
Au demeurant, la procédure actuelle d’enquête publique, en réalité menée de manière souvent très confidentielle, correspond aussi à une forme de confiscation de la démocratie.
"Pourtant, il apparait clairement, qu’avec le vote électronique, chaque électeur pourrait vérifier personnellement que son vote a été comptabilisé, au contraire du système actuel ou l’on doit s’en remettre à des intermédiaires."
C’est faux, comme l’explique très bien cet article. Si vous prétendez le contraire, commencez donc par présenter vos arguments...
Le vote à main levée, qui désigne publiquement le votant, c’est le mettre à la merci de toutes les pressions, c’est donc ouvrir toute grande la porte aux maffias de toutes sortes...
Votre analyse suppose, dans l’idéal, une procédure absolument transparente de vote électronique ; or l’article vise justement à expliquer en quoi celle-ci ne peut-être fiable, parce qu’il est techniquement assez facile de truquer le système, de biaiser les contrôles.
Et cela en prenant en compte le délai nécessaire pour préparer sereinement une échéance électorale - alors combien davantage dans l’immédiateté du temps réel !
En effet, on ne peut exclure que le choix de Philippe Val ait été soufflé par Jean-Luc Hees, un ami de longue date qui lui avait offert sa première tribune sur France Inter dans l’émission culturelle Synergies, que le second animait à 18 heures il y a déjà une paire d’années...
Pour autant, ces procédés dignes du "Fait du Prince" constituent un accroc de plus aux principes d’indépendance des pouvoirs qu’on aimerait voir respectés en république. Mais la cinquième du nom, caricature de régime républicain, inaugurée par De Gaulle avec un Ministre de l’Information qui était le patron direct des chaînes nationales, n’en est plus à ça près...