1/ Il n’y a pas de races humaines, mais l’espèce humaine dans sa diversité.
La notion de race humaine non seulement n’est pas fondée scientifiquement, mais prouvée fausse.
2/ La liberté de religion est reconnue dans le pays laïque qu’est la France.
3/ Donc il n’existe pas de "peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine, et de religion chrétienne" , mais des citoyens européens de diverses confessions, ou agnostiques ou athées, d’origines culturelles variées, qui cohabitent actuellement dans un processus de brassage culturel et de mixité qu’il serait absurde de nier au nom d’une conception idéologiquement fausse et obsolète.
En démocratie, il est toujours légitime de se poser des questions, surtout en y apportant autant d’éléments de réponse pertinents, si vous avez bien pris la peine de lire cet excellent article.
Ce qui est choquant, c’est la situation actuelle en France : en évitant le débat, on se permet de traiter les personnes sans-papiers d’une manière indigne, ce qu’on hésiterait peut-être à faire si on s’interrogeait ouvertement là-dessus.
(Dans une moindre mesure, c’est aussi le cas concernant les conditions de détention dégradantes dans bon nombre d’établissements pénitentiaires surpeuplés.)
Car à la question "Doit-on considérer les sans-papiers comme des êtres humains ? ", il y a deux réponses possibles : oui ou non .
Celle de l’auteur, que je partage, ne fait souffre à l’évidence d’ aucune ambigüité : c’est OUI.
Et donc, si on les considère comme des êtres humains, on doit les traiter comme des êtres humains, c’est à dire dans le strict respect des Droits de l’Homme reconnus constitutionnellement ainsi que des Droits garantis par la Convention de Genève.
"Une évidence : changer la société car c’est elle qui est malade." Oui, mais la société c’est nous, ce n’est rien d’autre que l’agrégat des individus qui la composent : vouloir "changer la société" sans d’abord se remettre en question, voilà qui n’aurait aucun sens.
Je sais, c’est hors sujet, mais difficile de ne pas relever l’erreur philosophique qui se niche au fond de ce lieu commun - avec tout le respect que je vous dois
Merci à l’auteur pour cet article de salubrité publique.