Autant pour moi, lire : "de la caste qu’elles représentent [les élites]".
N.B. : Je ne comprends pas bien le lien entre le titre "La crise de la guerre" (dont je ne perçois pas non plus le sens), et le contenu de l’article (au demeurant intéressant) ?
"L’essentiel de notre tâche doit donc consister à former de nouvelles élites". Enorme paradoxe en effet, que de vouloir requalifier la démocratie et fonder un nouveau projet de société" dont le volet principal sera commun à l’humanité et fondé sur des aspirations reconnues comme universel" en s’appuyant d’abord sur la formation d’élites !!!
Car enfin, l’Histoire démontre que les élites agissent rarement pour le bien commun de l’humanité, encore moins pour des aspirations universelles, mais d’abord par ambition personnelle et pour leur intérêt propre, et accessoirement pour satisfaire aux attentes de la caste qu’ils représentent. S’attacher en premier lieu à former des élites, c’est se préoccuper avant tout de savoir selon quels critères seront formatés les nouveaux maîtres, autrement dit, à quelle sauce les cannibales vont désormais nous manger...
Article tout simplement ridicule, vide d’info comme d’analyse, avec dès le titre, un amalgame aberrant entre vie collective (la crise économique) et vie personnelle (des violences conjugales). Le seul rapport, mais totalement dénué de sens, est la prise de position politique d’une des parties de ce couple sur la réforme fiscale.
L’insignifiance comme propos, la vacuité comme un exercice de style.
A moins que... il n’y ait néanmoins une intention derrière : le "buzz" dont se revendique implicitement l’auteur par son propos, c’est faire beaucoup de bruit pour attirer l’attention en relayant des faits divers anecdotiques pour faire monter la mayonnaise médiatique.
Cela peut n’être que gratuit, par goût du scandale à deux balles. Cela peut aussi participer d’une stratégie "d’enfumage" du public que l’on pousse à se distraire d’actualité trash plutôt qu’à se poser les vraies questions, faussement évoquées de manière secondaire (comme le "paquet fiscal"). D’ailleurs ça semble marcher relativement, au vu de la fréquence de consultation de l’article...
En outre, s’étonner avec une apparente naïveté "Comme si on avait voulu le salir" ne fait en réalité que contribuer à cette publicité négative. Tant donner de l’audience à la rumeur ne fait que l’amplifier. Bavassez, déconsidérez, il en restera toujours quelque chose.
Alors en fait de "journalisme citoyen"... le voisin de palier qui écoute aux portes pour aller colporter les interprétations oiseuses, ce n’est pas du journalisme, et ça n’a rien de citoyen. C’est tout au plus de l’éditorialisme mitoyen.
Trop de gens demeurent, volontairement ou pas, à l’abri des préjugés, dans l’ignorance de la réalité de cette politique inhumaine : celle de la chasse aux sans-papiers, de la criminalisation de la solidarité, de l’atteinte aux Droits de l’Homme que l’on n’ose pas imaginer dans notre beau pays.
Et pourtant, c’était écrit en toutes lettres sur les affiches : "Ensemble, tout est possible"
Ensemble... tant qu’on acceptera de fermer les yeux sur l’ignominie.