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Walden

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  • Walden Walden 11 mars 2009 13:56

    Effectivement, J’AI ENTENDU monsieur Lioret dire, grosso modo, que ceux qui aident des étrangers en situation irrégulière aujourd’hui auraient pu aider des juifs sous l’occupation.

    Le commentaire de monsieur Besson détourne honteusement ces propos pour dénigrer et décourager à priori le public d’aller voir le film (dans lequel sa politique est stigmatisée et les sentiments humains valorisés). Votre article qui juge en toute ignorance d’après les seuls propos du ministre ne vaut pas mieux.

    L’utilisation de telles méthodes de propagande indigne n’aurait pas fait peur à monsieur Goebbels.



  • Walden Walden 11 mars 2009 13:36

     

     

    Attention, ne vous méprenez pas ! Si vous avez entièrement raison de dénoncer ces méfaits (car comment qualifier autrement ces actes de violence gratuite), il me semble naïf de croire qu’il ne s’agit que, volontairement ou pas, "de construire des rapports détestables entre la jeunesse et les forces de sécurité". En fait l’intention probable me semble plus généralement, en couvrant systématiquement ces dérapages dus à l’incurie des dites "forces de l’ordre" surentraînées à la brutalité, de normaliser ce type de méthode, et d’habituer l’opinion à la peur.

    Organiser la peur (la peur de la répression, la peur tout court...) est une méthode de gouvernement qui ne date pas d’hier. Et que reste-t-il, hormis la peur, à un pouvoir démagogique qui échoue de bout en bout, et dont même les plus gros mensonges ne parviennent plus à tromper le public ? Que reste-t-il pour espérer perdurer contre l’intérêt populaire ?
     
    Toute la stratégie de la pseudo "majorité" risque désormais de s’orienter principalement sur cet axe "autoritaire", pour rester poli(-tiquement correct), qui peut se décliner ainsi :


    - créer les motifs de la peur en désignant les boucs émissaires, selon les circonstances : les clandestins, l’ultragauche, la "jeunesse difficile des quartiers", etc. : toutes les minorités visibles qui dérangent, en somme ;


    - créer un contexte dans lequel chaque citoyen peut potentiellement être mis en défaut, en organisant la loi pénale, puis la justice (mise au pas du Parquet) pour cela : depuis les (rares) leaders syndicaux qui oseraient tenir des propos subversifs, les (rares) personnes qui oseraient héberger des étrangers en situation irrégulière, jusqu’aux nombreux internautes qui téléchargent, aux jeunes qui manifestent, etc ;


    - organiser la répression générale en utilisant la force de manière habituelle, et ainsi dresser les citoyens à ne plus réagir, à se tenir à carreau, à raser les murs. A défaut de capacité de conviction, on déploie les capacités d’intimidation.
     
    « La justice sans la force est impuissante, la force sans la justice est tyrannique.
    (…).La justice est sujette à dispute. La force est très reconnaissable et sans dispute. Aussi on n’a pu donner la force à la justice, parce que la force a contredit la justice et dit qu’elle était injuste, et a dit que c’était elle qui était juste.
    Et ainsi ne pouvant faire que ce qui est juste soit fort on a fait que ce qui est fort fût juste. »
    Pascal, Pensée103
     
     
    Ainsi cherche-t-on à ce que ce qui est fort paraisse, sinon juste, du moins juste banal smiley


  • Walden Walden 5 mars 2009 13:44

    A défaut du système habituel d’évaluation par vote (bug ?) : bravo pour ce bon article sur ce sujet édifiant concernant les caves obscures du Net.



  • Walden Walden 5 mars 2009 13:15

    Bien sûr tout choix comporte un risque, et l’erreur est humaine. Cependant, la raison devrait inspirer d’évaluer autant que possible, d’une part la marge d’erreur, d’autre part le prix à payer en cas d’erreur. Tant cela ne revient pas au même de risquer de ruiner une économie ou de dévaster un écosystème, que, par exemple, de risquer de faire moins de bénéfices que prévu.

    D’autre part, il paraîtrait singulièrement hypocrite (et irresponsable) d’en appeler à l’avance à la possibilité d’erreur pour justifier les risques que l’on va prendre. Surtout lorsqu’on ne les prend pas que pour soi-même, mais pour la collectivité - souvent sans aucun mandat démocratique, remarquons le au passage, lorsqu’il s’agit des banques qui mettent à mal l’économie, et par voie de conséquence la stabilité sociale, ou des multinationales qui mettent en danger l’environnement (patrimoine commun très matériel), et par voie de conséquence probablement la paix civile (conflits liés à l’eau, aux ressources en énergie, régions climatiquement sinistrées...)

    Alors est-ce "normal" que les enfants doivent payer pour leur parents ?
    Disons que c’est une conséquence fatale dans le sens du dicton "les parents boivent, les enfants trinquent" ; mais certainement, pris sous l’angle éthique, cela n’a rien de juste - surtout, comme vous le soulignez, lorsque le choix de la prise de risque n’est pas motivé par la nécessité, mais seulement par le confort smiley



  • Walden Walden 5 mars 2009 10:02

    @ finael
    En effet, il semble bien que les banques concernées par les fameuses "subprimes" n’aient pas sérieusement évalué les risques à moyen terme, mais seulement envisagé les profits financiers à court terme. De même quant aux investisseurs dans ces fonds douteux.

    L’appât du gain semble obérer chez ceux qui lui sont soumis, toute considération d’ordre rationnel. Il s’agit bel et bien d’une pulsion primaire (que la psychanalyse rattache au stade de développement de la prime enfance) qui intervient sur un plan strictement égoïste. Or les banques, au-delà des institutions apparentes, ce sont des personnes agissantes. Et, à un certain niveau, ces individus interviennent en premier lieu pour leur poche.

    D’autant que justement, dans le système biaisé du capitalisme "financier" (comme s’il en existait un autre smiley ) les risques que prennent les établissements babncaires sont, comme on l’a vu, systématiquement assumés non pas par elles, mais au premier chef par les petits porteurs, en dernier recours par les Etats.

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