Voici ce que disait un auteur pas du tout marxiste. Seulement cette vision des classes est aujourd’hui plus légitimée par le mépris social ambiant et le mythe ancré de la méritocratie.
Plus exactement, l’individu (modal) de la classe bourgeoise est, en ce qui concerne ses dons d’intelligence et de volonté, supérieur a l’individu médian de n’importe quelle autre classe de la société industrielle. Cette supériorité, qui n’a jamais éténdémontrée statistiquement et ne pourrait guère l’être, est fondée sur l’analyse du processus de sélection sociale dans la société capitaliste. La nature de ce processus fixe également le sens dans lequel il y a lieu d’entendre le terme « supériorité ». Par une analyse analogue portant sur d’autres environnements sociaux, on peut montrerqu’il en va de même pour toutes les classes dominantes sur lesquelles nous sommes renseignés par l’histoire. (Schumpeter)
Vous êtes surtout un homme ignare. Les théories libérales de la stratification sociale sont nombreuses et les classifications en termes de « classes supérieures » et « inférieures » y sont légion. Le tout étant basé sur un psychologisme bon teint.
« Les notions de classe, de caste et de catégorie recoupent donc les notions d’élite et de hiérarchie ; elles renvoient toutes à l’explication psychologique des différences et des inégalités sociales. »
Il faut lire à ce sujet la thèse de Laurin-Frenette sur les auteurs fonctionnalistes.« Classes et pouvoir ».
Dans « L’amour et la Justice comme compétences », Luc Boltanski a montré que Marx n’était pas si holiste qu’on le dit, et que sa préoccupation de l’individu était au centre de sa pensée.