La bonne vieille théorie psychologisante (et pour cause, la sociologie est généralement honnie par les libéraux) du ressentiment et de la pathologisation de l’adversaire. En effet, celui-ci n’est plus un « autre » proposant une analyse adossée à d’autres valeurs ou à d’autres présupposés que ceux du libéralisme (droit naturel, propriété, etc.), non non... c’est un idiot jaloux, un être inférieur qui n’a pas compris (ou voulu comprendre) qu’il existe UNE SEULE bonne manière de penser la politique : le libéralisme (et ses diverses variantes où se nichent les seules manières légitimes de penser la politique)
Cette pathologisation chronique de l’adversaire est une constante dans le discours libéral ; En ce sens, cette rhétorique se rapproche très fortement de la rhétorique fasciste.
Ras-le-cul de la pathologisation de l’adversaire politique.
Les libéraux sont déjà suffisamment emmerdants avec leur pathologisation-infra-humanisation des socialistes et autres marxistes (ils sont jaloux, loosers, envieux, et autres conneries bien connues).
On n’a pas à jouer le même jeu. la critique politique se suffit amplement.
Je me demande également si l’auteur n’omet pas un élément de la problématique qui est la régulation de la pauvreté par le complexe carcéral ou pénal. C’est évidemment la thèse du sociologue Loic Wacquant (proche de Bourdieu pour ceux qui voudraient confirmer leurs soupçons) sur la criminalisation de la misère (Les prisons de la misère, punir les pauvres, etc.)
Angela Davis avait également écrit un ouvrage polémique sur le sujet (d’un point de vue marxiste) « Les goulags de la démocratie »