Récemment critiqué dans un ouvrage d’Yvon Quiniou !
L’AMBITION MORALE DE LA POLITIQUE Changer l’homme ? Yvon Quiniou
Depuis la fin du système soviétique, nous connaissons une crise sans équivalent de la politique qui paraît renoncer à intervenir moralement dans la marche du monde. Comment lui redonner une ambition tout en évitant le risque totalitaire ? L’ouvrage répond en distinguant clairement l’éthique individuelle et la morale prise dans sa dimension collective. S’appuyant sur Kant et Rousseau, se réclamant d’une manière originale de Marx, multipliant les références polémiques et les débats (Nietzsche, Foucault, Hayek, Comte-Sponville), l’auteur entend ainsi revitaliser « l’hypothèse communiste ».
Je pense que la pente du bolchevisme vers une forme de substitutisme est loin de nous donner la seule clé de compréhension de l’émergence du stalinisme. Domenico Losurdo fait d’ailleurs une critique assez pousée du concept de totalitarisme ici.
Par ailleurs, comme l’a également bien montré Moshe Lewin dans son ouvrage LE SIECLE SOVIETIQUE, il n’y avait nulle trace d’égalitarisme dans l’idéologie stalinienne et les politiques menées par le parti. Cela dit, toute personne qui s’intéresse à l’histoire soviétique le savait déjà. Il faut vraiment vouloir identifier à toute force, pour des raisons idéologiques, stalinisme, marxisme et égalitarisme, pour réhabiliter un tel non sens.
Par ailleurs, Moshe Lewin, expliquait également que Staline, dans sa théorie de la responsabilisation des cadres, rejettaient les conditions objectives et les contraintes externes. Tu parles d’un « marxiste ».
« Mais ce vieil épouvantail-là ne tient plus la route : on sait désormais que les pays qui »standardisent« le plus - comme les pays scandinaves, avec leur tronc commun jusqu’à 15 ans et 98% d’élèves dans les écoles publiques communales - sont aussi ceux qui obtiennent les meilleurs résultats moyens dans tous les tests internationaux. »