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Zalka

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Jeune geek francilien, tout ce qu’il y a de plus banal...

Tableau de bord

  • Premier article le 11/07/2008
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Derniers commentaires



  • Zalka Zalka 7 janvier 2008 15:04

    Précisément, une grande partie des gens peuvent payer à leurs enfants, un cours par semaine dans une matière où celui ci serait à la traîne. Mais si la course à la formation devient plus pressante ? Et si un jour on a besoin d’un de ces cours pour chacune des matières enseignées pour espérer obtenir le moindre dipôme ? Et qu’en est il des clsses sociales les plus deshéritées qui n’ont déjà pas accès à ces quelques cours ?

    Ce qui me dérange : ce n’est pas le fait que c’est cours existe : j’en ai profité en tant qu’élève ET en tant que prof. Ce qui me dérange, c’est qu’on voit là une réussite de l’économie de marché, alors qu’il s’agit d’un échec de l’éducation nationale. Ce qui me dérange : c’est que cela devienne une nécessité. Pire : ce n’est pas une réussite en soi, mais une réussite du à une complémentarité avec l’éducation nationale (ce que j’explique dans mes deux précédents gros commentaires).

    Certes me direz vous, on peut déduire une partie du montant de nos impôts. Mais il faut pouvoir avancer cet argent : ce qui n’est pas forcément évident. Je ne suis pas sûr qu’il existe un gain réellement flagrant pour l’état ou même pour la société. Plutôt que de faire une croix sur des revenus issus des impôts, l’état ne ferait il pas mieux d’investir dans l’EN ? Encore faut il que ces fonds soient bien utiliser, c’est sûr.

    Parler de préceptorat est peut être exagéré pour le moment, mais néanmoins, ce qui à l’origine devait être un complément d’éducation pour élèves ayant de petites difficultés, peut parfaitement devenir un passeport obligatoire pour la réussite. Pour cela, il suffit qu’on laisse l’EN se délabrer et que l’on se repose sur ces mécanismes complémentaires.



  • Zalka Zalka 7 janvier 2008 12:27

    La preuve que c’est du TSS : l’auteur ne parle absolument pas de sarko !



  • Zalka Zalka 7 janvier 2008 11:57

    Les profs vacataires doivent bien manger eux aussi.



  • Zalka Zalka 7 janvier 2008 11:56

    Bonjour saï,

    J’essaie dans mon commentaire plus haut de démystifié la réussite de ces entreprises. Je crois qu’on devrait réellement s’inquiéter de la réussite de telles entreprises car malgré les déductions d’impôts, celle ci sont réservés à des personnes suffisament à l’aide pour se permettre d’avancer une telle somme.

    Hors l’éducation telle qu’elle fut penser en France, implique l’élitisme suivant : porter au plus haut les meilleurs. C’est un mécanisme différent de l’aristocratie de l’ancien régime qui considérait automatiquement comme meilleurs, les fils des meilleurs précédents. Pompidou était le petit fils de paysans analphabètes.

    J’avoue ne pas avoir de solutions complètes au problèmes. Peut être se recentrer sur les fondamentaux en primaire ? Peut être faire plus de spécialisation dès le collèges ? Peut être renoncer à l’utopie du bac pour tous ? En tous cas, le laissez faire nous conduira à une régression sociale hallucinante, nous faisant passer de Jules Ferry au « Rouge et le noir », avec des précepteurs pour les riches, et l’ignorance totale pour les autres (On en est encore loin, bien sûr).

    Une dernière précision : je ne suis pas contre ces sociétés. Elles sont d’une aide précieuses pour une partie des étudiants en mal d’argent de poche. Et elles fournissent une aide précieuse à un certain nombres d’élèves qui réalisent alors de meilleurs résultats. Cependant, Acadomia et autres devront toutjours supléer et ne devront JAMAIS JAMAIS remplacer l’éducation nationale.



  • Zalka Zalka 7 janvier 2008 11:44

    J’ai fait partie d’acadomia durant mes études, et je vais donc tenter de vous répondre.

    1/Si une partie des profs de ces établissements sont effectivement dans l’éducation nationale, la majorité d’entre eux sont des étudiants, comme je le fus moi même. C’est à dire que s’ils sont à un niveau suffisament avancé pour aider des collégiens ou des lycéens, ils n’ont certainement pas la pédagogie ni l’expérience d’un prof (ils n’ont peut être pas non plus la lassitude).

    2/ La réussite de ces officines est largement sujetes à caution. La réussite dépendra également de la situation dans l’établissement scolaire, du niveau de l’élève et de sa motivation au travail. Certains de mes élèves travaillaient dur et ils ont obtenu des résultats. D’autres ne bossaient qu’une heure par semaine : avec moi. Inutile de dire qu’il restèrent dans l’échec.

    3/Ce sont des cours particulier : je n’ai jamais eu à faire face à 30 ados de niveau très divers en devant m’assurer que tous comprennent le cours. D’ailleurs, à part pour les élèves en très grandes difficultés, je n’avais pas à leur faire comprendre la totalité du cours, mais uniquement une partie un peu obscure. Mon job était donc largement plus facile. La réussite ne venait pas d’acadomia proprement dit, mais des cours du lycée auquel mon aide s’additionnait.

    4/Le fait de payer change le point de vue des parents d’élèves : dans l’esprit des gens ce qui est gratuit ne vaut rien. L’éducation de Jules Ferry ne vaut donc rien. On râle en permanence sur ces feignants de profs, sur leurs incompétance etc...

    Dans le même temps, les parents d’enfants dans le privé ou suivant des cours particuliers, ne tarissent pas d’éloges sur ces systèmes : pourtant les profs certifiés sont éxactement les mêmes. Pis, dans le privé vous pourrez parfaitement tomber sur des enseignants sans diplôme : une de mes cousines a fait l’institutrice plusieurs années dans le privé avant de décrocher le cape et de pouvoir enseigner dans le privé. Un de mes camarades de license a enseigné à des 6èmes dans une institution ultra sélect de Pontoise (d’après lui, Louis Sarkosy y était inscris, mais j’ai de gros doute). Que reste-t-il du privé ? L’entre soi, la sélection sociale : un élitisme malsain qui pousse en avant les « fils de » plutôt que les meilleurs. (Pas de généralités sur tous ces élèves, mais juste une constatation : de bon éléments du public seront exclus quand de mauvais éléments fils à papa auront leurs places).

    Pour les cours privés, c’est pareil : nous n’avons pour la plupart pas de diplômes d’enseignement. Mais c’est peut être moins grave vu que nous ne faisons qu’aider sur des sujets restreint : quand vous avez trentes élèves, il se peut que ceux ci aient trentes problèmes différents de compréhension : aucun profs n’auraient le temps de tout régler. Un prof de cours particulier n’a que peu de problèmes à régler.

    5/Juste un exemple de tarif : Acadomia paye de 12.5€ (pour un cours de 6ème à paris) à 22€ (pour un élève de prépa dans le val d’oise). D’autres cours privé (comme le st Laurent ou Florent, je ne sais plus), rétribuent jusqu’à 50€ : la différence étant supporté par le client. Où enseigne-t-on à ce tarif ? Les arrondissements chics de Paris, Versailles, St-Germain, Neuilly. Là encore, on retrouve le mécanisme « je paye donc je suis satifait », sauf qu’étant donné la clientèle, c’est « je paye beaucoup plus que les classes moyennes, donc je suis content ». Pourtant là encore ce sont une fois de plus les mêmes profs qu’ailleurs : comme un autre de mes camarades de facs. Personnellement, étant donné les lieux d’enseignements et le coût du trajet, j’avais fait une croix dessus.

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