@l’enfoiré : Je ne suis pas sûr que la démocratie sera bien défendue par une personne qui accuse ses adversaires de n’être qu’une seule et même personne, qui ne considère pas de bonne foi toutes personnes en désaccord avec lui en particulier si on détecte des tendances paranoïaques (L’anglais est partout et nous agresse) et mégalomane (un lapon vient de sortir un disque en esperanto. La cause progresse !).
Lors de l’une des premières interventions sur l’esperanto que j’ai suivi, quelqu’un avait posé la question suivante : dans la mesure où l’esperanto ne permet pas de se faire comprendre hors du réseau esperantiste, ne peut-on pas penser qu’il s’agit d’un échec dans la pratique ? La même personne donnait alors l’exemple suivant : des centaines de millions de personnes avec de notions d’anglais à travers le monde, 2millions (estimation la plus large) d’esperantophones dans le monde : si j’interpelle quelqu’un dans la rue, a-t-elle plus de chance de parler anglais ou esperanto ?
Poser le problème en ces termes vous vaut d’être qualifier d’ignorant dans le meilleur des cas.
Vous dites que d’un point de vue économique, l’esperanto pourrait être la solution la plus rationnelle : voilà une approche interressante et surtout bien plus mesuré que ce que nous serve Masson et ses amis. Personnellement, je reste convaincu que dans la situation actuelle, même en planifiant sur le long terme, l’anglais reste moins cher que l’esperanto (étant donné son état embryonnaire).
Bref, parce que j’ai l’impudence de prendre en compte des paramètres assez peu en faveur de l’esperanto, je suis donc quelqu’un qui déverse sa haine sur l’esperanto, un ignoble diffamateur.
En conclusion : défendez l’idée de l’esperanto, pourquoi pas ? Mais tenez vous loin des espérantistes.
Ah oui ! La rengaine de l’activité débordante de l’esperanto ! Dès qu’un pekin fait un truc en esperanto, on nous ressort que son avènement est proche !
A ce propos, vous savez que récemment, la chine, au lieu de renforcer sa radio en esperanto par une tele en esperanto, a préféré ouvrir deux canaux en français et en espagnols (en plus de celui qu’ils ont en anglais) ?
Décidément, si même les pays touchés par la grâce de l’esperanto se tourne vers des langages mineurs avant l’esperanto, où va-t-on ?!
Il m’est arrivé de moquer la parano des espérantistes qui voit derrière toutes initiaves en faveur de l’anglais comme une conspiration yankee. On peut aussi se moquer de la parano des gens qui voit derrière toute critique de l’anglais, un anti américanisme primaire.
La seule chose qui soit généralisée, c’est le fait que ce soit accessible, pas que n’importe quelle personne pris au hasard en soit actuellement capable au pied levé.
@Marsu : Tu ne m’apprend rien. Cela fait un certain temps que je lis les articles de Masson et consort sur agoravox et cela m’a fait un choc. La moindre tentative de critique ou de doute est automatiquement catalogué comme agression. Les seuls commentaires appréciés par l’auteur sont un intérêt poli pour l’esperanto au minimum.
La cerise sur le gâteau, c’est dans un des premiers articles de Masson, un dénommé « Chocolat Bleu Pâle », 20 ans d’esperanto dans les pattes, qui se fait traiter de tous les noms d’oiseaux possibles lorsqu’il a osé emettre une critique.
Les espérantistes sont terriblement sectaires. (nb : Masson m’avait alors répondu que c’était les américains qui étaient le vrai soutien des sectes dans le monde)