Un citoyen, tout simplement....
" Un homme ne se mêlant pas de politique mérite de passer, non pour un citoyen paisible, mais pour un citoyen inutile." [Thucydide]
Va-t-on bientôt entendre ça ? -"....C’est
aussi indispensable dans un brainstorming que pour un one to one au
desk du boss. En effet, si vous ne comprenez pas les résultats du
benchmarking sur le B to C offshore, gare au downsizing. Une place dans
l’open space, ça se mérite. Vous devez être simply the best. Mais no
stress : avec un bon coach, sky is the limit quel que soit votre
background. Travaillez straight to the point pendant les jours en day
off et vous serez on top.«
-« L’anglais est la langue du vainqueur. »(général Jean Béca) - »L’anglais est l’avenir de la francophonie" (B.Kouchner)
-Dans son rapport de 1987/88, le directeur du British Council écrit « Le
véritable or noir de la Grande-Bretagne n’est pas le pétrole de la Mer
du Nord mais la langue anglaise . Le défi que nous affrontons est de
l’exploiter à fond. » -« Il
y va de l’intérêt économique et politique des États-Unis de veiller à
ce que, si le Monde adopte une langue commune, ce soit l’anglais
et que, s’il s’oriente vers des normes communes en matière de
communication, de sécurité et de qualité, ces normes soient américaines
et que, si ses différentes parties sont reliées par la télévision, la
radio et la musique, les programmes soient américains ; et que, si
s’élaborent des valeurs communes, ce soient des valeurs dans lesquelles
les américains se reconnaissent...Les
Américains ne doivent pas nier le fait que, de toutes les nations dans
l’histoire du monde, c’est la leur qui est la plus juste, la plus
tolérante, la plus désireuse de se remettre en question et de
s’améliorer en permanence, et le meilleur modèle pour l’avenir ..." David Rothkopf, Praise of Cultural Imperialism, 1997
Ce n’est pas l’anglais qui fait problème, langue aussi belle que difficile (oui !) ,c’est l’anglocratie, l’anglomanie, le globish imposé, la langue de l’empire qui modèle les esprits, les choix et les goûts Une langue n’est jamais neutre, n’est pas qu’instrumentale.
Je n’ai pas tressé de couronne à notre médiatique chroniqueur économique. J’ai relevé les faiblesses et les ambiguïtés. Je me souviens aussi de sa servilité devant Sarko. J’ai seulement souligné, avec un brin de scepticisme et d’ironie, qu’il y avait comme un tournant dans ses écrits. Je vais demander l’avis des économistes attérés...