@oxygène et simplet :
Force est de constater que je partage une grande partie de l’analyse, et je ne dis en rien qu’en 2002 le vote « Le Pen » ait été un hasard : c’était un avertissement cinglant de rejet de la politique et de son microcosme.
2002 était une chance gaspillée par un président décadent et lui même dépendant des pactes noués avec des mafieux l’ayant conduit là où il se trouvait.
Si Le Pen fait des voix, c’est que son discours attire. Je suis un démocrate, mais je ne suis pas aveugle : si des citoyens votent extrêmes, c’est qu’il y a un problème plus grave sur le fond.
Ce problème, c’est la monopolisation du débat public et des décisions par une minorité auto-proclamée compétente et hautement rémunéré à vivre des malheurs du peuple, monnayant sa place en arrosant les informés, saupoudrant les autres de miettes et divertissements en tous genres.
Si Le Pen a fait 18% ferme au 2ème tour en 2002, c’est que Le Pen incarnant la « 3ème voie », la voie contestataire, la voix du « on fou tout par terre et on recommence ».
Fort de sa réthorique et de ce rejet, il lui fallait attendre ce qu’il fit fort et fait fort bien.
Le problème, c’est que cet homme ne peut et ne doit pas gouverner car il n’est pas une solution à nos problèmes puisque derrière les discours se cache le choix semblable à celui de Sarkozy de confirmer un retour en arrière, vers nos vieux démons du passé.
La faiblesse des démocrates et des gens « biens », les cas Forgeard et autre déclarations « Parizot » ne font qu’attiser les braises du vote du « tout par terre » sans aller là où le problème se terre, là où seul des hommes raisonnées, déterminées, de conviction et charismatique pourrait aller.
Nous n’avons pas ces personnes, mais nous avons une alternative « 3ème voie » audible, celle de Bayrou, mais surtout celle de toutes celles et tous ceux qui pensent qu’il est possible de changer sur le fond par la RAISON.
Bayrou et son « centre » n’auront pas le droit à l’erreur, 1 an pour changer et faire leurs preuves : à eux et à ceux qui auront perdu en 2007 de montrer qu’ils peuvent changer les choses, faute de quoi, un jour, il faudra admettre qu’il sera grand temps de tout remettre à plat...
La France n’a jamais su se réformer sans crise. Elle peut aujourd’hui le faire, ou bien refuser ce choix.
Tout se joue au 1er tour :
- si l’on obtient un Bayrou-Royal ou bien même un Le Pen-Bayrou, au moins l’UMPS ne pourra plus refuser d’admettre la réalité : la France est malade parce que sa classe politique s’est nourrie à ses dépends pendant trop longtemps.
- Avoir un 2nd tour Le Pen- Sarko, et c’est la révolution par les affrontements qui nous attend.