@ Ka délice entre tous les délices
Ravi de te retrouver. J’avais bien besoin de toi, encore que ni Cambronne, ni Bulgroz, ni quelques autres ne m’avaient abandonné.
Je vois que tu t’as eu le courage de lire les tombereaux d’injures que j’ai reçu sur d’autres fils. Comme tu le dis si bien, j’écris sur l’Iran, et je m’en prends plein la g..., puis sur le Liban et c’est pareil. Aujourd’hui sur Israël, et ça ne loupe pas. En fait, ça me rassure. Tu sais comme j’aime quand ça gratouille.
Et puisque tout à l’heure j’en étais aux citations de Michel Vieuchange avec Frédéric, je vais rappeler un poème de Ferré qui dit dans un de ses plus beaux textes « Il n’y a plus rien » :
« Il n’y a plus rien
Et ce rien on vous le laisse !
Foutez-vous en jusque là si vous pouvez,
Nous, on peut pas
Un jour, dans dix mille ans
Quand vous ne serez plus là
Nous aurons TOUT
Rien de vous
Tout de nous
Nous aurons eu le temps d’inventer la Vie, le Beauté, la Jeunesse,
Les larmes qui brilleront comme des émeraudes dans les yeux des filles,
Le sourire des bêtes enfin détraquées,
La priorité à Gauche, permettez !
Nous ne mourrons plus de rien
Nous vivrons de tout
Et les microbes que vous n’aurez pas manqué de nous léguer, montant
De vos fumures
De vos livres engrangés dans vos silothèques
De vos documents publics
De vos règlements d’administration pénitentiaire
De vos décrets
De vos prières, même,
Tous ces microbes...
Soyez tranquilles,
Nous avons déjà des machines pour les révoquer
NOUS AURONS TOUT
Dans dix mille ans
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Difficile de fermer les guillemets, pas vrai...
Bizarre quand même d’avoir l’occasion de faire resurgir ce texte somptueux à propos d’un article sur la guerre en Palestine...
Patrick Adam