Ceux qui trouvent normal qu’un milliardaire offre 250000 € (he oui, il faut ajouter l’avion privé) au futur président de la République sont-ils naïfs, cyniques ou de mauvaise foi pour cacher leur gêne ? Ou encore, ont-ils besoin, tels des midinettes, de rêver devant les riches ?
Faut-il leur mettre les points sur les « i » ?
Il s’agit évidemment de trafic d’influence, car ce genre de cadeau n’est jamais fait gratuitement et appelle toujours un renvoi d’ascenseur. Les très riches ne le sont pas devenus tout à fait par hasard.
Voici une anecdote entendue sur de Gaulle (je ne retrouve pas la source, désolé) :
La scène se passe dans le bureu du président à l’Elysée. De Gaulle signe sur le parapheur que lui tend un collaborateur. Malraux est présent et de Gaulle se plaint de la fatigue des trajets en voiture vers Colombey. Malraux :
- Allez-y en hélicoptère, Monsieur le président, ce sera moins fatiguant.
De Gaulle :
- Sans doute, mais mes moyens ne me le permettent pas.
- Mais, Monsieur le Président, vous ne manquez pas d’amis qui, j’en suis sûr, seraient heureux de vous offrir ce service !
Entendant cela, de Gaulle en lâche le parapheur, lève les yeux sur Malraux avec une expression choquée et lui rétorque d’un ton glacial :
- Dites-vous bien, Malraux, que personne, je dis bien personne, n’oserait faire ce genre de proposition au Général de Gaulle...
C’est plus clair maintenant ?