Dieu, une conjecture à traiter par les philosophes... c’est un bon titre.
Petite remarque :
Dans « La sagesse des Modernes », André Comte-Sponville écrit (page 547) : « On ne philosophe pas à partir de rien. Il faut d’abord connaître pour philosopher ensuite. La philosophie n’est pas un savoir de plus ; c’est une réflexion sur les savoirs disponibles. Ce n’est qu’à partir de ce qu’on sait, ou de ce qu’on croit savoir, que des questions philosophiques se posent et qu’elles prennent sens. »
Dans son encyclique « La foi et la raison », Jean-Paul II écrit : « L’exigence primordiale et urgente qui s’impose est une analyse attentive des textes : en premier lieu, des textes scripturaires, puis de ceux par lesquels s’exprime la tradition vivante de l’Église. A ce propos, certains problèmes se posent aujourd’hui, en partie seulement nouveaux, dont la solution satisfaisante ne pourra être trouvée sans l’apport de la philosophie (art. 93) ... en particulier en ce qui concerne le sens spécifique de l’histoire (art. 94). »
Je ne sais pas si je suis un historien des textes scripturaires ou du savoir historique de l’époque en question, mais le fait est que j’ai écrit sur Agoravox plusieurs articles sur le sujet et que je voudrais bien que les philosophes et les théologiens prennent le relais et en débattent.
Sachant l’influence que les textes bibliques ont eu sur la pensée occidentale, y compris philosophique, je me demande si, avant de poursuivre cette réflexion sur l’idée de Dieu, ou - expression que je préfère - sur « Ce qui nous dépasse », il ne faudrait pas déjà régler le problème de la compréhension historique de ces textes dits inspirés mais qui ne descendent certainement pas du ciel.