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Commentaire de ddacoudre

sur Dieu, une conjecture à traiter par les philosophes, bien plus que les religieux


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ddacoudre ddacoudre 22 décembre 2007 03:15

Bonjour dugué.

J’ai lu avec plaisir ton article, non je mens je l’ai lu tout seul avec délectation.

Vivant dans un monde judéo chrétien qui trouve ses racines dans l’empilement des civilisations qui se sont côtoyés, remplacés, combattus et qui ont commercés, il est difficile d’échapper à (dieu) surtout quand il est l’inspirateur de la déclaration des droits de l’homme et du libéralisme économique.

Pourtant j’avais fait cette escapade et curieusement c’est la science qui m’a réconcilié avec lui, non comme un croyant, même si j’ai regardé les livres clos, comme je les nomme, (car leur sacralité assure la stabilité et génère la transgression, et pris à la lettre ils sont des cercueils au lieu d’être des œuvres de vie par l’esprit, tu as expliqué cela), sous un autre angle.

Comme le produit de la compréhension de l’homme de l’existence d’un ordre des choses inaccessibles sauf par la mort. Mort que j’ai observé non comme une fin, mais comme un changement d’état, dont la sublimation se fait dans la force de l’angoisse qui étreint le mourrant.

Un ami juif en phase terminale d’un cancer me demandait si je pensais qu’il y ait une vie après la mort, et je me surpris entrain de lui dire que oui puisque nous n’étions qu’une partie du tout fait du tout, des « Toutun » en soi. J’ignore pourquoi mes lectures d’Heisenberg ont resurgi à cet instant, et de lui explique que si nous pouvions mettre un homme dans un cyclotron et l’accélérer toutes ses parties se dissocieraient en fonction de la densité de chacune d’elles, nous le trouverions dans un autre état, une autre dimension, il serait toujours là, mais inaccessible à notre regard avec sa conscience et son âme.

Dans les religions de la Mésopotamie, les divinités dominaient le cosmos avec les humains dont elles partageaient le sensible, sauf qu’elles différaient de l’humain par leur immortalité qu’elles s’étaient réservées. L’homme, deuxième élément du monde étaient défini comme un être mortel, et si les dieux avaient créé l’humanité, ce n’était que dans le but égoïste, de la substituer à eux pour se dispenser du travail, dont ils avaient un temps souffert les fatigues. Les hommes en retour attendaient de cette servitude, protection, stabilité et prospérité. C’est de cette région que sortiront les patriarches hébraïques fondateurs de la société judéo-chrétienne.

Dés cette époque cette existence du Tout était perçu et la différenciation se faisait sur l’état. Il semblerait donc que nous ayons cette perception de l’indéfinissable, car si nous pouvons ne devenir qu’une information de force ou d’énergie comme je le suppose avec mon passage sur le cyclotron, il n’est donc pas absurde de penser notre relation imperceptible avec le cosmos ou l’univers dans lequel nous baignons (et dont les scientifiques décortiquent la composition qui ne peut être que le fruit de nos perceptions relayées par le cerveau qui construit les appareils servant à mesurer nos théories) nous affecte.

Dans les religions la représentation en est le dialogue avec dieu, mais voila les hommes perçoivent leurs souffrances qui ne peuvent venir de dieu et s’enclenche une dualité que nous perpétuons par la notion de bien et de mal que doit saisir la conscience fortement lié aux normes sociétales des différentes civilisations.

Pourtant dieu n’est ni bon ni mauvais il est structurant seulement. Quand nous lisons tous ces écrits structurants d’hommes qui ont conversé avec dieu, les contradictions ne peuvent nous échapper, et il est heureux qu’il en soit ainsi, car cela leur donne leur dimension humaine, car il serait terrifiant de penser que quelqu’un dispose d’un pouvoir supra naturel pour discuter avec ? dieu diront les uns, la nature les autres et le hasard les scientifiques en parlant du même événement universel décliné suivant l’interprétation des perceptions spatio-temporelles.

Si l’on part du postula que nous ne disposons pas du libre arbitre, puisque nous ne choisissons pas les informations qui nous affectes ; si l’on considère que tout ce que nous pensons est en potentialité d’être et ne peut pas être le fruit d’une imagination puisque la pensée est organisée par le cerveau sur la base des informations recueillis par nos sens ; si nous pensons que tous les événements ont une raisons d’être ou trouvent leur place même dans ce qui nous semble incohérent ou contrevient à nos ordres, alors dieu est présent au quotidien puisque nous ne pouvons pas saisir l’ordre de ce qui nous parait chaotique et qui s’ordonne même quand, par ce que nous ordonnons par nos ordres humains, nous créons un peu plus de chaos.

Nous mesurant par nous même nous vivons avec cette incertitude « heisenbergienne »et si nous voulons savoir qui nous sommes il faut le demander aux plantes et aux animaux. Mais est-ce qu’il nous dirons qui est dieu, j’en ai une petite idée mais elle ne correspond pas a la vision admise. Je pense qu’il s’agit d’une réponse de la nature à la perte de l’usage nos comportements instinctifs liés à notre surnombre dans des espaces restreints du fait de la sédentarisation, c’est la solution à Sodome et Ghomore ou au cloaque de Calhoun avec un dominant incontestable puisqu’il est le père de tous qui dicte sa loi pour vivre en harmonie et rassure en suppriment l’incertitude.

Cette faculté de façonner le monde à l’image de notre cerveau n’est pas à regarder comme un extraordinaire pouvoir humain, mais plutôt comme une extraordinaire possibilité que nous autorise la nature. C’est pour cela que quand je parle de la physique quantique, qui est le produit de notre sens/cerveau et qu’il est possible d’arriver à ce niveau de compréhension, nous avons donc de la marge devant nous, et ce serait un erreur de penser que notre civilisation est une forme abouti, mais comment cela va se faire j’aurais tendance à dire par le déclin de celle-ci.

Pourtant souvent j’ai pensé que conscient que les civilisations se succèdent inexorablement j’imaginais que l’homme puisse saisir les événements lui évitant son déclin pour passer du linéaire au quantique, pour passer de l’ordre au chaos, pour passer de Jésus christ à dieu. Nos prédécesseurs ni sont pas arriver pourquoi y arriverions nous quand tous les éléments qui nous y entraînent sont en place

La seule idée que j’ai eu c’est de faire du savoir une source de richesse pour que le désir se focalise sur ce qui est une source quasi inépuisable et renouvelable le cerveau humain, plutôt que la voiture qui a une fin proche.

Alors je ne sais pas si dieu ne se saisi que par la philosophie, mais la philo sert à s’interroger alors quand nous observons nos œuvres et celles du reste du vivant l’on peut inverser notre égocentrisme est se demander ou nous nous sommes perdu pour en être arrivé là.

Un monde non objectif à partir duquel nous pensons que le développement de la conscience nous a éloignés du monde animal. Mais nous pouvons aussi estimer que cette conscience a fait de nous un animal « perdu » dans un univers qui le dépasse. Le signe le plus probant est le nombre de « Dieux d’en haut » que nous avons inventé, Symbole d’un commandement nécessaire. Ce besoin de croire, de se rassurer, d’expliquer des événements, génère des régularités schématiques que nous pouvons observer dans notre comportement, et lorsque ces schémas incertains deviennent contestables, pour qu’ils ne puissent plus l’être nous les élevons à une dimension inaccessible ; une dimension qui réfute toute preuve contraire pour qu’ils restent immuables. Nous les inscrivons pour cela au plus profond de notre méconnaissance, la foi. Pourtant, même quand nous les rejetons ce n’est que pour les remplacer par des « dieux d’en bas », les lois naturelles, les lois économiques, les lois républicaines, les lois universelles etc., pour compenser la certitude qu’offre les dieux d’en haut, pour restructurer ce besoin de croire ; parce que nous sommes encore des êtres « perdus » qui ont besoin d’avoir foi, foi qui devient conviction. Je ne conteste pas ici le besoin de s’ordonner, mais de vouloir rendre nos ordres immanents (lois, droits) immuables. De telle sorte que lorsque nous confondons croyance et but (besoin d’exister parce que l’on EST), nous ne pouvons que nous perdre un peu plus, parce que nous rejetons ce qui est essentiel à notre existence le Mouvement. Je ne veux pas dire par-là que l’appréciation de l’existence ne doit être que cognitive (la raison), et qu’il ne faut pas se référer à nos sens qui la commende, mais seulement qu’ils ne doivent pas conduire à créer de nouveaux Dieux qui ne seraient autres choses que des soutiens psychologiques conscients.

Cordialement.


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