@ COLRE
« si je te prends au pied de la lettre, quand tu dis que la « métaphysique est (=) cet espace cérébral », alors je te suis, mais je ne suis pas sûre que tu ne dises QUE cela ».
Si, je ne dis que cela, mais sans aucune certitude. Je me plais à immaginer que la métaphysique est un espace mental « neutre » (celui de notre sensibilisation aux mystères quels qu’ils soient) qui a été colonisé par les religions, ce qui est après tout rétrospectivement normal, vu que pendant très longtemps elles ont été les seules à prendre en compte ces mystères à leur irrationnelle et dogmatique manière. Je pense que la fonction « maintien du mystère » ne disparaîtra jamais de nos cerveaux, et qu’elle pourrait donner naissance à d’autres formes d’imaginaires collectifs que les religions. Lesquels, je n’en ai absolument aucune idée. J’ai l’impression que les divers spiritualismes ne sont que des sortes de maladies infantiles (cf. Lénine qui disait que « le gauchisme est la maladie infantile du communisme ») d’une sorte de spiritualité non-religieuse. Difficile de trouver les mots justes pour parler de ça. Pour situer, je ne me sens ni spiritualiste, ni matérialiste, mais autre chose que je ne saurais définir sans le trahir en utilisant des concepts qui relèvent tous de ce couple infernal et qui sont donc par conséquents tous empreints de dualisme.
Pour être plus concret, ce matin j’ai lu une interview de Jeanne Moreau dans le Journal du Dimanche, où elle se définissait comme une « mystique païenne ». C’est un peu ça, ou encore quelque chose comme L’extase matérielle de Le Clézio...
A part ça plus prosaïquement, gaffe à Sarko et à son opium du peuple et aux islamistes, mais ça c’est autre chose.