De nos jours, adhérer à un parti révolutionnaire en europe de l’ouest, c’est nier des siècles d’évolution politique. De deux choses l’une : soit le parti révolutionnaire résussit à faire la révolution, et c’est une boucherie. Soit il n’y arrive pas, et il ne fait que nuire.
La comparaison avec certains syndicats adeptes du blocage est appropriée, et leur caricature en forme de bulletin scolaire ne fait rien, bavarde et empêche les autres de travailler avait malheureusement un fond de vérité désespérant. Ca a été pour moi une des causes majeures de leur perte de représentativité, ce qui dans un système démocratique est une catastrophe : tout gouvernement a besoin d’interlocuteurs représentatifs, compétents et responsables pour mettre en place des politiques pérennes. Sans discussion, négociation, dialogue, on va directement dans le mur comme l’a montré le CPE.
Les partis révolutionnaires et leurs émanations, même s’il ne le revendiquent ouvertement que rarement, ont de tous temps joué des mécanismes en place pour pourrir la situation de façon à créer les conditions de la révolution. Je trouve cette méthode détestable et barbare.
Je ne me fais pas d’illusions sur la situation mais je préfère une sortie par la réforme que par la révolution. Et effectivement je soutiens le MoDem, y compris dans son analyse de la crise institutionnelle que traverse notre pays, et des moyens d’y remédier. Avec un objectif qui ne se limite pas au moyen terme. Du point de vue méthode, c’est l’opposition entre civilisation et barbarie.