@Arthur
Pour ma part j’utilise le mot peuple comme j’utilise le mot citoyen, gens, commun des mortels, individus, personnes, etc...
Focaliser sur le lexique pour en traduire que je suis marxiste me semble non seulement un rapide raccourci mais surtout totalement erronné !
Le marxisme était une idée, il faut arrêter de toujours vouloir enfermer les gens dans des cases à barreaux bien lissés. Pour l’aspect révolutionnaire, je vais renverser votre propos :
Considérons que nos élus, nos journalistes, nos cadres, nos philosophes, ce que communément on appelle « l’élite » ou « la haute sphère » du fait des rémunérations, enjeux, champs d’actions dans lesquels ils évoluent, considérons qu’ils soient pour tout ou partie situé à des postes où ils ne sont pas forcément les meilleurs.
Imaginons, un seul instant, que ce ne soit pas le mérite ni le talent qui définissent la position sociale mais plutôt la naissance, les réseaux, le « savoir » (cf Jacques Marseille) : peut-on croire un instant que ceux qui sont dans l’élite soient réellement dans tous les cas les meilleurs ?
Et même s’ils l’étaient, est-ce que cela leur donne, du fait de leur position à un instant T (à la sortie des grandes écoles) la parole divine AD VITAM ETERNAM ?
En lisant cela, vous comprendrez pourquoi la France ne va pas bien. Cela ne tourne pas rond parce qu’une caste s’est octroyé le droit par les titres de toujours pouvoir être au dessus du lot. Qu’ils aient raison ou tord.
Ainsi certaines assemblées ressemblent plus à des sénats ou des chenils (Senils pour faire néologisme).
Certains clubs de la bien pensée sont des repères à fortunés ou ex-nostalgique de la royauté ou de mai 68. Les bastions syndicalistes sont fondés sur des entreprises où l’excès des uns (les cadres) permettent aux autres d’avoir des avantages.
Et voilà que, progressivement, après avoir endormi la société, arrive de nouveaux supports qui prèchent une parole à contre-courant de cette suffisante et bien séante organisation du système.
Une pensée qui ne prone pas forcément une révolution, mais plus une nécessité d’évolution, de changement.
Une pensée qui dit que le politique est sclérosé, que l’administration coute cher, que le privé est inégal et fou, que les jeunes ont le droit d’avoir un travail digne de ce nom... bref une contre pensée qui depuis trop de temps est enfouie sous la chappe médiatique.
Je ne fais que dire cela, et au lieu de vous méfier de Marx, vous feriez mieux de vous méfier de ceux qui, sous langage populiste et libéral n’ont d’autres vélléités que de manier le pouvoir de manière unilatéral et absolue.
Alors on peut toujours parler, mais dans les faits une chose est certaine : sans changement (institutions, éducation, santé, justice, aménagement...) la France creuse ses inégalités et ne répond plus à l’essence de ce qui est écrit sur les frontons de nos mairies. Cela n’a rien ni de gauche ni de droite, c’est uniquement du bon sens.
Je n’ai rien d’autre à ajouter.