"Ce n’est pas moi, ce sont les autres" est effectivement un grand classique de la communication sarkozyenne lorsqu’il s’agit de se dédouanner de problèmes épineux. A l’inverse, notre brave Nicolas utilise aussi beaucoup la formule "ce ne sont pas les autres, c’est moi", bombement du torse et gonflement des biceps en prime, lorsque se produisent des évènements favorables et susceptibles de redorer son image.
Ainsi en est-il allé de différents dossiers allant des infirmières bulgares au Traité de Lisbonne. On a vu alors Sarkozy tirer la couverture à lui avec une rare gourmandise et un non moins rare mépris pour le rôle éminent joué par ses partenaires européens.
Hélas pour lui, même ses admirateurs béats de l’été 2007 font désormais la part des choses entre la réalité d’une action politique efficace et les rodomontades d’un Narcisse au petit pied. Et comme pour donner raison à ces ingrats, voilà que l’on attribue le Prix Charlemagne à Angela Merkel, récompensée par la grande majorité de ses pairs européens pour son rôle éminent et primordial dans la relance de l’Union. Sarkozy, relégué au rôle de faire-valoir (celui qu’il attribue généralement aux autres) a dû en baver de rage. D’où, peut-être pour donner le change, le numéro consternant de bouffon à tendance graveleuse qu’il s’est cru autoriser de jouer lors de la remise du prix.
Allez, plus que quatre ans !