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Commentaire de xa

sur Dette : « dépenser plus pour pouvoir être réélu »


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xa 2 juillet 2008 15:53

Cug

La faillite ... nom commun bien pratique regroupant plein de sistuations différentes.
Prenons la Northern Rock. Elle n’est pas, au sens français, en faillite mais en cessation de paiement. Cela signifie qu’elle ne dispose plus des liquidités nécessaires pour assurer normalement son activité. En l’occurence, la NR dispose de fonds légèrement en dessous des ratios de sécurité, ce qui rend son activité impossible.

Faillite ne signifie pas nécessairement que l’entreprise doit plus d’argent qu’elle n’en a, mais simplement que ses échéances sont supérieures à ses liquidités.

Soit dit en passant, si l’Etat se voyait refuser ses emprunts par les banques, il serait en situation de cessation de paiement (il est obligé d’emprunter 60/70 milliards pour payer les échéances de la dette existante (amortissement), et 50/60 milliards au titre du budget, dont les intérêts de la dette).


@JPC

Il y a plusieurs mécanismes en jeu. Primo, la banque doit disposer d’une certaine quantité de fonds pour assurer le retrait des fonds par leurs propriétaires (8%). Par ailleurs, lorsque la banque autorise un crédit, elle doit disposer en compensation d’une fraction du crédit en garantie propre.

Enfin, pour la partie purement créée, l’emprunt est censé (normes prudentielles) disposer de garanties minimales. Ce qui fait que, même si ponctuellement le prêt n’est pas remboursé (la monnaie créée est détruite sur les fonds propres de la banque), globalement tout marche bien.


@Cug et @logan (mais j’ai déjà essayé de lui expliquer, donc je doute que ca serve de le refaire)

Pour qu’une banque prête, elle doit disposer d’une partie de ce qu’elle prête (en garantie). Elle emprunte, par ailleurs, une partie de ce qu’elle prete sur le marché interbancaire (auprès des autres banques qui injectent les fonds dont elles disposent sur ce marché ou auprès des banques centrales), enfin la dernière partie est couverte en partie par les fonds propres de la banque.

De fait, lorsqu’une banque fait un crédit, toute la "monnaie" créée n’est pas entièrement nouvelle.

Cug, comme logan, vous ne faites que reprendre une analyse qui a été démontée de nombreuses fois (on additionne des choux et des carottes en prétendant que tout est carotte).


Par ailleurs, dans le raisonnement initial de la création monétaire des banques, il est considéré que l’argent emprunté à gauche est déposé à droite et devient de l’argent permettant à son tour de "créer de la monnaie". C’est vrai, mais le mécanisme n’est pas illimité : il arrive un moment où les prêts ne sont plus créés (risque de la banque, fonds propres, fonds disponibles, garantie de l’emprunteur, de nombreux paramètres viennent rendre impossible le prêt). Cette limitation n’est pas prise en compte dans le raisonnement basique, alors que c’est le point fondamental du système : sa limitation.

Lisez l’autre article (du 23 juin je crois) sur le sujet. Vous y trouverez beaucoup d’éléments de réponses sur le fonctionnement actuel du système, sur les contraintes, sur les risques de la création étatique de la monnaie, etc...

Si avec tout cela, vous arrivez à faire une théorie complète (qui ne néglige pas l’amortissement de la dette existente même si cet amortissement n’apparait pas dans le budget), alors présentez là.


Avant que logan ne me ressorte les 12% de création monétaire par les banques privées, je lui rappellerai que les 12% de création en question correspondent à l’accroissement de la masse M3 qui est pour près de 60% de la monnaie scripturale (banques centrales pour la majeure partie, banques privées pour le reste), la quasi monnaie (banques privées) et les titres (banques privées, entreprises, fonds de placements, etc...). Donc que la totalité des 12% n’est pas imputables au banques privées.

On ajoutera aussi que la part "francaise" d’accroissement monétaire, de 216 milliards, a pour 60 milliards comme origine .......... les obligations d’Etat (par définition pas les banques privées donc).

Avant aussi que logan ne ressorte sa théorie sur les 60 milliards d’investissement qui permettent de rembourser la dette existante, qu’il complète sa démonstration en reprenant bien que le besoin de financement est Déficit + amortissement, et pas seulement déficit.


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