• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile


Commentaire de Abolab

sur La dictature technocratique


Voir l'intégralité des commentaires de cet article

Abolab 5 septembre 2008 11:52

Non monsieur. Vous êtes pressé de ranger ce que vous voyez dans telle ou telle catégorie de votre connaissance, vous jugez et comparez en fonction de ce que vous connaissez déjà. Le propos tenu ici-même n’a rien à voir avec l’anti-capitalisme ou la décroissance. Nous ne parlons pas de cela ici, j’espère que cela est clair, sinon je vous invite à relire consciencieusement l’article.

D’autre part, il est un amalgame très dangereux qui consiste à mélanger les concepts, et en l’occurence, en cequi concerne la croissance, il faut bien comprendre de quoi il s’agit lorsque l’on emploie ce terme, et ne pas jouer avec les mots ou les significations. La croissance, ce dont parle tous les politiciens, les économistes et les journalistes n’a rien à voir avec la croissance dans son sens biologique.

La croissance économique est définie selon le Produit Intérieur Brut d’un pays, il s’agit d’une accumulation et d’une mesure lié à un volume de production.

La croissance biologique est, en rapport à un organisme, son développement selon les lois naturelles et symbiotiques qui lie cet organisme à son environnement.

Dans la croissance économique, il y a prévision et planification budgétaire, un objectif déterminé et il s’agit d’une croissance cumulative. Dans la croissance biologique, il s’agit non pas d’une accumulation mais d’un développement de l’organisme entier, et qui peut muter et se transformer ou se métamorphoser pendant ce développement.

Vous voyez bien qu’il s’agit de deux concepts qualitativement très différents, et que l’on ne peut superposer la croissance économique à la croissance biologique sans une perte de sens profonde et immédiate.

Et c’est ce qui se passe dans le monde aujourd’hui. L’agriculture est devenu un mécanisme de croissance, en tant qu’activité économique, c’est-à-dire, un moyen de production de volumes, en ce qui concerne des marchés économiques. Et pourtant, malgré l’abondance qualitative qui est celle de la culture agricole à l’échelle mondiale, des millions de personnes meurent encore aujourd’hui de faim dans le monde. L’agriculture n’est donc pas concernée dans ses fondements par nourrir les habitants de la planète, ce qui serait sa fonction symbiotique, mais sert un système économique idéologique en faveur de divres intérêts nationaux, divisant les populations et les êtres humains entre eux. 

C’est ce désastre qui se passe aujourd’hui dans le monde, Monsieur, et ce ne sont pas des abstractions ou des concepts politiques, ce sont des faits que vous pouvez vérifier par vous-même.


Voir ce commentaire dans son contexte





Palmarès