"mais quand il s’agit de promouvoir cela dans la société"
Votre lapsus (?) est éloquent.
Les homosexuels n’ont aucunement l’intention ni le désir de ’"promouvoir" l’homosexualité, pour la seule raison qu’on ne devient pas homo par CHOIX. Ils entendent seulement faire respecter une égalité des droits cohérente avec d’autres principes fondamentaux qui régissent la société française en 2008 :
— respect de la vie privé —donc pas de ségrégation juridique sur des critères privés.
— abolition de la pénalisation de l’homosexualité, depuis 1982.
— droit pour tous les citoyens européens "à une vie familale normale", qui inclut le choix du conjoint sans discrimination liée au sexe (inscrite dans la Convention Européenne des Droits de l’Homme).
J’attends toujours l’argumentaire qui tendrait à démontrer les effets négatifs ou "pervers" de l’accés pour les homosexuels à ces droits égalitaires, en matière d’union civile, et/ou d’adoption. Je parle évidemment d’effets réels et non pas fantasmés...
Contrairement à ce qui avait été prédit par certains, le ciel n’est pas tombé sur les pays qui ont procédé à des réajustements juridiques dans cette direction, ni la Terre s’est arreté de tourner... Et même, ces pays n’ont pas perdu tous répères éthiques et moraux au point de sombrer dans le chaos et la déchéance absolus. Les citoyens d’un pays pionnier en la matière, le Danemark, seraient même, si l’on en croit les sondages, les plus heureux sur Terre....
Pour terminer, et je m’étonne que personne —sauf erreur— ne l’ait ici remarqué, je soulignerai l’hypocrisie du rédacteur de cet article, qui prétend utiliser le terme "déviance" dans son absolue neutralité, alors qu’il l’associe, dans le titre même, à une maladie qu’il faudrait soigner — comme au bon vieux temps. Pour rappel, la "déviance homosexuelle" a été rayée des listes des maladies par l’OMS. Donc le titre même de l’article frise l’illégalité.