Bertrand Lemaire,
« (...) je me dois de corriger certaines erreurs de votre article et tout de même donner mon avis sur le sujet. La "carte de presse" n’est nullement un "permis de tuer" ou même d’enquêter. »
Ah ! Vous me rassurez, j’ai vraiment cru que les journalistes menaçaient de leur permis de tuer pour obtenir leurs infos !
Merci d’avoir corrigé l’erreur factuelle de la préfacture, j’aurais effectivement dû vérifier qui attribuait la carte.
« Elle ne donne AUCUN droit particulier en elle-même (sauf sur le plan fiscal, et encore...) : si un journaliste pose des questions, nul n’est obligé de lui répondre (il n’est pas policier) ; il n’a pas accès à une information non-publique ; ne peut pas rentrer dans un bâtiment sans y avoir été invité ; etc. »
Oui et non, si j’appelle un cadre supérieur d’une administration ou du privé en disant que je fais un papier amateur pour le compte d’Agora vox, et que je souhaiterais son avis, son commentaire ou des précisions sur telle ou telle affaire, j’ai beaucoup moins de chances d’obtenir des réponses que si je le fais au nom du Monde, Libé, Le point, France 3 et autres, non ? En clair, je vais me faire jeter, sauf pour les blogueurs les plus connus, type Maître Eolas, Pierre Assouline, etc. La carte d epresse donne tout de même une certaine légitimité, renforcée par la répuattion du journal ou télé concerné.
De plus, les journlistes ont accès à des infos non publiques, soit par les collègues, soit par le « off », soit par leurs informateurs. Ne serait-ce que sur la vie privée des hommes politiques et autres gens influents. Ou sur le caractère colérique de tel candidat... et ses menaces récurrentes envers les journalistes, toutes choses dont la plupart des citoyens n’ont rien su.
Pour le reste, il me semble qu’on se rejoint sur beaucoup de points.