Bonjour Dalat 1945.
Je ne connais pas bien les rouages d’Agoravox. J’ai peur que ma réponse arrive après disparition de l’article.
Bon, je tente le coup. Je suis de nature bavarde sur ce sujet.
Effectivement, en remontant, le mineur passé en premier à la Lampisterie. En remettant sa lampe, on lui rendait son jeton d’identification. Par ce moyen simple, l’encadrement connaissait toujours les présents au fond.
Ensuite, direction la salle des pendues. C’est la que le mineur se déshabillé entièrement. Les vêtements étaient suspendus à un ensemble de crochets. Au moyen d’une corde, l’ensemble rejoignez le plafond en libérant la place au sol. Les corps blancs côtoyaient les corps noirs.
Assis sur le banc, c’était l’instant privilégié du mineur. Celui de sa première cigarette depuis sa descente.
Les fameuses douches collectives étaient soit un moment de détente muette, pour les plus fatigués : soit un grand moment de plaisanteries. J’ai perdu ma pudeur à cet âge !
Pour les yeux, j’avais comme beaucoup, un petit flacon contenant de l’huile ménagère. Quelques goutes sur un mouchoir, permettaient de nettoyer le contour des yeux. L’opération était assez laborieuse et ensuite, on voyait trouble pendant une dizaine de minutes.
C’est pourquoi, certain n’effectués cette opération que le dimanche. Mais, dans les corons, il était amusant de rencontrer des grands gaillards maquillé comme des dames de petite vertu.
Cordialement.