Merci de me faire découvrir ces évènements Argentins tellement intéressants !
Pour moi ils sont le révélateur de 2 phénomènes parallèles :
- le plus gros obstacle à une vraie démocratie, où chacun pourrait prendre des responsabilités sociales et économiques, est constitué par la dévalorisation de soi et la peur qui en découle.
Aujourd’hui, l’école apprend à avoir peur de ne pas savoir ses leçons, à avoir peur des réaction des professeurs ou de ses congénères, et à savoir que l’on n’arrive jamais à avoir 20, ce qui semble pourtant être nécessaire.
Dans ces conditions, comment ne pas avoir peur de créer son entreprise ou de prendre une part active et responsable à la vie d’une entreprise ?
- le second obstacle est un détournement de vocabulaire pernicieux : la manière dont les entreprises sont gérées aujourd’hui n’est pas le vrai capitalisme : c’est un détournement de pouvoir camouflé sous des mots faux. Le vrai capitalisme, c’est quand tous les capitaux nécessaires à l’entreprise sont rétribués de manière égale, et donnent droit aux mêmes responsabilités.
Or aujourd’hui, seul le CAPITAL HUMAIN n’est pas évalué dans le « capital » d’une entreprise, que l’on ose pourtant baptiser « capital social » en France...
Si chaque employé d’une entreprise recevait la part de l’entreprise correspondant à la valeur de sa propre assurance sur la vie, y compris droit de vote et distribution annuelle des bénéfices, la vie sociale serait changée.
Donc félicitations aux Argentins de prendre le vie en main ! Et merci à vous de ces vrais moments de journalisme.
Et bonnes réflexions à tous...