Le Conseil Constitutionnel ne peut pas s’auto-saisir et ce n’est pas le rôle de ses membres de critiquer tout et n’importe quoi.
C’est peut-être encore l’une des rares institutions qui nous épargne encore de la « République des commentaires » où les gens, enfin surtout des politiques ou des pseudos experts voir journalistes, ne peuvent pas s’empêcher de faire des commentaires sur tout ou rien et souvent en étant que peu informé ou rationnel.
Frederic Lefebvre en est un parfait représentant par exemple, mais il n’est pas le seul.
Pour revenir à l’article, il est moyen. On ressent bien le style journalistique classique et une volonté à poser une question qui serait intéressante, mais il donne trop l’impression d’être orienté.
3 grandes lois contrées, une seule utilisée par l’auteur pour se poser la question de la réelle violation des principes de la Constitution. Je ne dirai pas que de fait, cela donne une efficacité de 66% pour le Conseil, mais c’est limite pour une argumentation qui est du coup basé principalement sur les personnes.
En supplément l’auteur se base principalement sur des avis externes pour exposer la loi de la rétention de sûreté.
Or on dirait bien que ces avis ne voient visiblement que l’EFFICACITE (applicable pour 2023 minimum), et non s’il y a bien non respect de principes républicains ou non. C’est bien un des problèmes de notre société actuelle, l’efficacité à tout prix, et on se fiche bien de savoir si c’est juste, surtout pour une mesure qui pourrait virtuellement rallonger les peines donc profondément injuste. Autre point, à lire la décision du Conseil, il n’y a pas l’air d’y avoir à attendre 2023 pour l’appliquer.
D’où sort ce nombre ?