Lorsque des personnes émigrent en
masse, il y a forcement un malaise, l’arrivée d’étrangers, vécue
comme une agression, il ne peut y avoir que rejet.
Le cas s’est
produit avec les républicains espagnols, accueillis dans des champs,
dotés en planches, marteaux et clous pour se protéger de
l’hiver.
Mais ces étrangers, et j’ admets que leur participation
dans la guerre 39/45 a pesé, se sont adaptés, et dans l’ensemble,
avec plus ou moins de bonheur, rapidement ou non, se sont francisés.
Le problème persiste avec certains
immigrés dont on ne sait pas trop comment les qualifier : Musulmans,
Magrhébins, Algériens, Arabes, termes qui conviennent, sans pour
autant recouvrir la complexité et la réalité du problème.
Cette difficulté est historique,
puisque en 130 ans de présence française en Algérie, il n’y a
jamais eut une appellation satisfaisante pour désigner les
populations autochtones.
En tout cas, même s’il n’y pas de
terme approprié pour désigner l’objet du malaise,le malaise existe.
Ce malaise est préexistant à la
crise, il s’amplifie, et la diabolisation des « idées
racistes » ne suffit plus à endiguer le ras le bol
grandissant.
A ce stade, il convient de noter, que
si pendant des années, on a nié les conséquences de l’immigration,
la tendance est aujourd’hui à la reconnaissance de ces conséquences,
en leur donnant une couleur positive.
Il y a tout de même 47 ans que
l’algérie est indépendante, et 47 ans que des français supportent
une immigration dont ils ne veulent pas. Il y a 47 ans que la loi
obligent des commerçants à recevoir une clientèle, dont ils ne
veulent pas. Il y a 47 ans, que le rejet, et parfois l’aversion des
français pour cette fraction immigrée ou issue de l’immigration,
est utilisée par cette même fraction, contre les français qui ne
peuvent que se soumettre à la loi, et constater la disparition d’ un
monde qui leur appartenait.
C’est un problème, qui ne se résoudra
pas en obligeant les français à accepter une immigration contre
leur gré.
On ne fait pas de mariage heureux sous
la contrainte. Et même si par la loi des nombres, certains
réussissent, ils restent l’exception.
La France, et ses gouvernements ont
commis des erreurs, en croyant que le « modèle français »
fonctionnerait aussi bien avec des immigrés musulmans qu’avec des
immigrés chrétiens, en croyant que 1000 musulmans dans un
département c’était pareil que 10000 dans une cité.
Même en cogitant longtemps, on ne sait
plus ce qui est de l’erreur ou de l’accident, et ce qui est de l’acte
délibéré, parce que tout de même dans l’histoire récente de la
France, il y avait de quoi donner à réfléchir, comprendre et
éviter les situations difficiles.
Peut être qu’un référendum sur le
sujet serait salutaire, bien qu’il ne soit plus du tout certain,
qu’il ait force de loi, on saurait au moins qui veut quoi.