La démocratie directe, si j’ai bien compris de quoi il s’agit, est peut être en effet une bonne solution, Jaja, mais n’y a-t-il pas danger à ce que, du coup, tout citoyen soit dans l’obligation absolue de voter, en tout cas de participer d’une façon ou d’une autre, et sanctionné s’il ne le fait pas ? Ceci afin de, soi disant, éviter de tomber dans l’écueil dont vous parlez ? Pour moi, une vraie démocratie doit aussi donner aux citoyens le choix d’avoir envie ou pas envie de participer, après tout.
De plus, je ne pense pas que la capacité de décision dépende de la lecture de textes, quels qu’ils soient. Et puis, ces textes n’ont pas été écrits par ceux qui font au quotidien la démocratie participative, mais par des maîtres à penser qui, de plus, les ont souvent rédigés en référence à la situation telle qu’elle existait à leur époque. Les textes auxquels on continue à se référer ne sont pas toujours applicables tels quels plusieurs décennies plus tard. Il faut adapter. D’où la nécessité absolue d’accepter l’idée de modifier sa penser, la faire évoluer en permanence au gré des changements du monde, quitte à passer pour quelqu’un qui change d’avis comme de chemise. Ne parlez vous pas de processus d’application à la lettre de doctrines (bonnes ou mauvaises, ce n’est pas le propos d’autant plus qu’il s’agit là d’un jugement de valeur) recommandées dans des textes plus ou moins dogmatiques que l’on se devrait de connaître sur le bout des doigts ?