@ Viane
Vous mériteriez sans nul doute la nationalité française, je suis tout à fait prêt à vous considérer comme un de mes compatriotes et je suis consterné par la bêtise des autorités.
En tant que médecin, j’ai souvent été frappé par l’incohérence totale des décisions d’expulsion du territoire national et d’attribution de la nationalité.
Un de mes patients africain est actuellement en centre de rétention, alors qu’il a fait l’effort d’apprendre tout à fait bien le français qu’il ne parlait pas du tout à son arrivée, est parfaitement poli, travaille depuis plusieurs années, ne bénéficie plus plus depuis belle lurette de la CMU, et parfaitement inséré dans la société.
Au contraire,d’autres de mes patients, turcs, sont en France depuis 15 ans, parlent aussi mal le français qu’à leur arrivée en France, c’est à dire sont incapables de tenir la moindre conversation en français, n’ont jamais fait l’effort de lire un journal français,ne regardent que la télé turque, ne font pas l’effort d’apprendre le français à leur fils ( auquel ils ont donné un prénom turc ), qui ne regarde, lui aussi, que la télé turque. Ils n’ont jamais travaillé plus qu’épisodiquement et vivent intégralement d’aides sociales. Et pourtant, ils ont, eux, obtenu sans problème la nationalité française !
Une réforme très profonde du code de la nationalité, avec une sorte d’acquisition de la nationalité par points, s’impose donc pour mettre un terme à ces absurdes et injustes inégalités dans l’acquisition de la nationalité.
Il faut en finir avec des aberrations telles que’ l’acquisition automatique de la nationalité par mariage ou par naissance sur le territoire national, et réserver la nationalité aux gens qui se sont introduits légalement sur le territoire national, connaissent bien le français, travaillent régulièrement sans vivre d’aides sociales, vivent à la française, donnent des prénoms français à leurs enfants, veillent à leur éducation, et à ce qu’ils apprennent le français correct et à ce qu’ils respectent les lois, adhèrent aux valeurs de la République (liberté, égalité, fraternité et aussi laïcité ) et, bien sûr, réserver la nationalité à ceux qui n’ont jamais été condamné en justice.