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Commentaire de dan taneli

sur Je suis perdu, ne m'aidez pas !


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dan taneli dan taneli 28 octobre 2011 13:20

Bonjour,


Vous avez bien choisi la carte du tarot « le pendu » caractérisant votre dilemme personnel.
Vous êtes un intellectuel brillant qui désirez profondément être « reconnu », savant, plus encore que vous ne l’êtes, c’est-à-dire un génie. Ce qui ne suffit pas à donner un sens à sa vie. Par ailleurs il faut assumer l’extrême solitude du génie, et souvent son enfer sur cette terre (Nietzsche). Le mental comme vous ne l’ignorez pas peut vous entraîner dans d’effrayants maelströms.
C’est le serpent qui se mord la queue.
« Je suis perdu ne m’aidez pas ».
Ce qui me semble être un appel.
A force de tourner en rond dans son intelligence, son savoir, le narcissisme peut vous tuer. A force de regarder, de disséquer son intelligence, de la dépiauter, de l’inviter à de multiples métamorphoses, on peut tomber dans la dilution de son être...
Personne ne doute de votre intelligence.
Mais l’intelligence ne suffit pas.
Ni à vous faire reconnaître par vos pairs (jalousies, rivalités, egomanies...)
Ni bien sûr à vous rendre « heureux » qui est un bien grand mot.
Le pendu précède l’Arcane sans nom. Donc, le devoir de se transformer. De passer d’un cycle à un autre, de mourir a qqchose pour accéder (renaître) à autre chose. Plus simplement, mourir à soi-même (au vieil homme en soi), ce qui justement n’est pas simple et de plus très très douloureux.
Oui nous sommes tous pris dans les grands cycles sociétaux, incluant nos propres cycles personnels. Nos cycles n’interférant pas forcément aux cycles de la société au sein de laquelle nous vivons.
A la lumière de la mutation profonde de nos sociétés occidentales, nous sommes pris dans cette intense mutation d’où les profondes douleurs et terreurs dues au passage vers « l’inconnu »...
Ni la politique ni la psychanalyse ne sauve personne. (J’ai connu cette expérience qui m’a beaucoup apporté à une époque de ma vie, et m’a fait passer au stade supérieur, une vie plus spirituelle (hors toute religion). La psychanalyse a le grand tort de trop gratter les plaies et de vous bloquer dans le passé, de trop disséquer les émotions, les sentiments, de rationnaliser la vie en général.
Oui il y a souvent de quoi désespérer de l’espèce humaine.
Une fois que l’on sait cela et on le sait très tôt dans la vie, il n’y a plus qu’à travailler sur soi-même. Grand-Oeuvre, travail aux tripes (tripalium !), laboratoire intime, confrontation avec l’ombre, le double, exploration du mental « ravageur » (soit l’ego), et ceci sans cesse et sans fin jusqu’à la fin...
Cent fois sur le métier remettez votre ouvrage.
Le grand-oeuvre alchimique.
Comment le monde irait-il mieux quand si peu se supportent eux-même.
Quand la plupart fuit dans les « distractions » au sens le plus large du terme.
(Je me distrais de moi-même car mon moi m’épuise)
Il va de soi que les politiques sont les plus fanatiques « fuyeurs » !!!
Lâcher un politicien au fin fond d’une nature extrême, vous m’en donnerez des nouvelles !
Même pas deux heures avant qu’il ne tombe en syncope devant la disparition de son ego, ou en pleine dépression , voire pire tant l’horreur de se « rencontrer », la disparition soudaine de miroirs complaisants et déformés, le précipiterait dans la folie.
Lorsqu’on arrive à la « nuit noire de l’âme », quand on ne voit plus rien à quoi s’accrocher, en quoi espérer, si ce n’est en soi-même et c’est là que le bât blesse, comment sortir de son propre labyrinthe.
Comment accoucher de soi, du Soi.
comment lâcher-prise avec :
ses fausses croyances
l’aliénation sociale,
le conditionnement mental d’une société à une époque donnée (la nôtre en l’occurence), avec ses propres « faux désirs » inculqués dès la naissance aux individus par la transe, l’hypnose sociale...
L’Humain (que je préfère nettement à l« Homme), est cet animal culturel, vidé de son âme, et empli d’idéologies toutes plus effarantes et schizophrènes les unes que les autres.
Et l’on n’a plus envie (je n’ai plus envie) de déblatérer sans cesse et sans fin sur la »fin du capitalisme, la fin de l’euro, la fin de çi ou de çà... « 
Puisque fin il y a souhaitons que ce soit la fin d’une humanité néantisée par l’argent et les faux discours de vampires qui sucent le sang de chaque génération émergente et dont il serait temps que nous braquions sur leurs faces de carême de diaboliques projecteurs qui les fassent disparaître au royaume de Pluton.
Réveillons-nous, apprenons à »penser« autrement, réapproprions-nous notre profondeur d’humain et cessons de nous comporter en marionnettes. Et surtout apprenons à aimer ce qui semble bien être la chose la plus difficile au monde lorsqu’on regarde la folie planétaire. Connais-toi toi même et... 
Se connaître c’est apprendre à s’aimer et à aimer l’humain que je suis en l’autre. Ah ce n’est pas facile ! réapprendre la compassion et l’humilité (la Nature nous l’apprend). 
Etre en contact avec la Nature le plus souvent possible.

Essayer,
peut-être de vous »dépendre« , de vous »déprendre" de votre stature d’intellectuel, du moins de cet intellectualisme qui semble vous malmener sévèrement et douloureusement.

Je vous souhaite le meilleur.
Belle journée.





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