Quelques infos sur le peuple élu...
Du 27 décembre 2008 au 18 Janvier 2009, l’offensive
militaire israélienne sur Gaza a
été particulièrement dévastatrice. Plus de 1.380
Palestiniens ont été tués dont 300
enfants, ainsi que des milliers de blessés au cours de
l’opération « Plomb durci ».Et
dans cette guerre, les enfants palestiniens sont des cibles
comme les autres. Réduite
à sa plus simple expression par le blocus militaire
israélien, la bande de Gaza n’est
aujourd’hui qu’une langue de sable de 40 kilomètres de long
sur 9 de large sur
laquelle s’entassent 1,5 million de Palestiniens. C’est la
plus forte densité d’habitants
au monde dans cette prison à ciel ouvert, comme le souligne
le docteur Iyad L’Sarra,
directeur du programme santé de la communauté de Gaza. Plus
de 2.000 personnes
au km2 de la bande, entourée d’un infranchissable rideau de
barbelés et de miradors.
Et parmi eux, nombre de jeunes. Près de 50% de la population
palestinienne à moins
de quinze ans . « Des jeunes qui ne connaissent d’Israël que
les soldats…et les balles »,
confie amère Marie, la psychiatre d’une ONG française.
Une enfance volée par la guerre
Selon l’office de secours des Nations Unies pour la
Palestine (UNRWA), entre le 9
décembre 1987 et le 30 novembre 1991, dans la bande de Gaza,
plus de 5,000
enfants ont été traités pour des blessures par balles.
12.000 autres pour les mauvais
traitements infligés par Tsahal (armée israélienne), et
encore 4.000 contre les effets
de gaz lacrymogènes. De nombreux enfants, la plupart âgés de
moins de 3 ans, sont
morts des effets de ces gaz qui attaquent le système
respiratoire. A la fin de la
quatrième année de l’intifada, plus de 40.000 des 900.000
enfants palestiniens de
moins de quinze ans avaient été traités pour des blessures
par balle ou obus infligées
par les soldats israéliens. Aujourd’hui rien a changé,
inlassablement l’histoire se
répète. Chaque jour du conflit israélo•palestinien draine
son nombre de victimes. Et
pas plus que les adultes, les enfants ne sont épargnés.
Environ trois quart des
habitants de Gaza sont nés après de le début de l’occupation
israélienne et toute leur
vie a baigné dans la violence.
En 2010 les violations par Tsahal sur les territoires
palestiniens se sont poursuivies.
11 enfants palestiniens ont été tués (2 enfants par balle à
la frontière de Gaza, 3 ont
été tués par des éclats de mortier, et 2 autres encore tués
par l’explosion d’obus
israélien sur Gaza). Enfin, 4 enfants palestiniens ont été
tués dans West Bank
(territoires palestiniens occupés autres que Gaza). 1 enfant
tué directement par les
colons israéliens, et 3 autres par Tsahal. Parmi les 360
enfants palestiniens blessés
durant l’année, 342 garçons, 18 filles, et 18 d’entre eux
avaient moins de 12 ans.
Au delà des blessures physiques, le traumatisme des enfants
est profond. La torture
(90 cas en 2010, 24 avaient moins de 15 ans, 1 enfant avait
10 ans , un autre 7 ans) .
Les détentions déshumanisantes et brutales (de Janvier 2008
à Juin 2011 inclus,
c’est 13.205 enfants palestiniens entre 12 et 17 ans dont
une fille qui furent
emprisonnés dans les centres de détentions israéliens). A
cela il faut ajouter les
fusillades, les mutilations, les raids de nuits, ainsi que
les arrestations et
l’incarcération prolongée des membres de leur famille qui
ont eu raison de leur
équilibre mental.
Pourtant, Israël, comme l’ensemble des pays européens, est
signataire de la
Convention de Genève de 1949, relative à la protection et
aux droits d’assistance des
populations civiles en temps de guerre. Mais comme
l’explique Rafic Khouri, délégué
du Croissant Rouge palestinien « Israël refuse l’application
de cette convention aux
territoires de Gaza et de Cisjordanie, car selon la
terminologie en vigueur, ces
territoires ne sont pas occupés, mais administrés par Israël
». En dépit des résolutions
votées par l’Assemblée générale des Nations Unies en février
1999, appelant Israël au
respect de la convention, de nos jours, ces droits sont
toujours bafoués.