Pas d’accord avec l’auteur car je refuse les discriminations. Les demandeurs de viande d’animal abattu suivant un rite religieux ont le droit à l’étiquetage de tout morceau de viande et achètent en connaissance de cause. Mais les demandeurs de viande d’animal abattu dans le respect de la norme légale publiée en dehors de toute prescription religieuse n’ont pas le droit à l’étiquetage qu’ils souhaitent, ce qui veut dire qu’on peut leur vendre du hallal ou du cascher sans qu’ils en soient informés. Il y a discrimination aux dépens de ceux qui ont le droit de décider de ce qu’ils veulent, comme les musulmans et les juifs ont le droit de le faire.
Un choix personnel n’a pas à être justifié ni d’un côté ni de l’autre. Tour choix doit être respecté par la transparence de l’information.
j’ai entendu des chefs religieux déclarer que leur droit à la garantie de leur abattage religieux était imprescriptible mais que ceux qui exigent aujourd’hui des produits d’abattages non religieux garantis les stigmatisent. Dans un cas on ne stigmatise pas, dans l’autre oui. C’est intolérable.
Moi qui ne mangeais pas de porc je ne mange désormais que du porc ou des viandes abattues à la ferme. Mais je voudrais bien retrouver le plaisir de déguster du charollais ou de l’agneau de lait, ou un bon poulet de Bresse...
En accordant des accommodements par rapport à la loi sans aller au bout de la mogique on accorde plus de liberté aux tenants de rites hallal ou cascher qu’aux autres. Où est l’égalité ?
Les accommodements de ce genre dégénèrent toujours. Voir
République laïque grignotée : tout accomodement dégénère
http://chessy2008.free.fr/news/news.php?id=212