Mon cher Wesson,
L’idée de base qui anime le « socialisme » dont vous vous réclamez peut se caractériser ainsi : les individus sont par nature incapables de diriger judicieusement et efficacement leur vie par eux-mêmes ainsi que de coopérer volontairement et équitablement entre eux. Ce sont de grands enfants forcément irresponsables et égoïstes (dans l’acception péjorative du terme) ; ils ne sont nullement propriétaires d’eux-mêmes mais appartiennent, au sens possessif, à la « collectivité » ou au grand organisme social dont ils ne sont que des fragments. En conséquence de quoi, l’État, forcément omniscient et omnipotent, doit les prendre en charge et les placer sous sa tutelle économique et sociale, relayée par des « collectifs » locaux, afin de les organiser, les diriger, les solidariser et les contrôler. Ce qui ne peut bien sûr se faire qu’en les dépossédant de leur indépendance et leur responsabilité individuelles, bref en les infantilisant autant que possible.
Outre le caractère profondément anti-humaniste, despotique, liberticide, pessimiste, malveillant, intolérant, paternaliste et étriqué d’une telle conception du monde, la réalité a toujours et partout prouvé sa fausseté et révélé ses méfaits. Personne de sensé aujourd’hui ne nie les évidents bénéfices de la libéralisation agricole en Nouvelle-Zélande, de la concurrence scolaire en Finlande ou du système de santé Singapourien. En face, les bas-du-front de gauche encensent un admirateur de Chavez qui explique que Cuba n’est pas une dictature. On a les modèle que l’on peut.
Alors, oui, vous pouvez toujours bramer à longueur de journée vos slogans creux, aigris et bas de plafond, ça ne fait que rendre l’évidence un petit peu plus éclatante : vous n’êtes que des fachos en puissance qui sont prêts à nier la réalité pour imposer de force leur contrôle sur les liberté d’autrui, bref leur haine de la liberté et par là de l’humain dans son sens le plus noble. Tous égaux dans la misère, voilà votre ambition.
Continuez, continuez donc à prôner le collectivisme au mépris des millions qui en souffrent et en ont souffert, les individus libres seront les premiers à vous offrir la soupe quand votre mur de Berlin sera tombé.