Premier point : comment
se fait-il que l’édition du présent débat s’arrête au 12 novembre à 07h07 si on
consulte le débat par internet, alors qu’il en est au 13 novembre à 01h07 si on
consulte sur le mobile. Environ 30 posts de décalage … ce qui empêche
complètement de suivre l’argumentation en cours si on est sur internet. Quelqu’un
peut-il m’expliquer ?
J’ai donné toutes les références des articles le 12 novembre
à 08h16 (la coupure de l’édition est juste avant …) Il suffit de s’y rendre
mais sur le mobile et j’ai bien indiqué que cette revue de littérature a été
faite par des opposants au mariage homosexuel. Donc j’ai été parfaitement honnête.
A l’origine le document est rédigé en espagnol par trois espagnols, c’est la traduction
en français et l’hébergement de cette tradition qui renvient à ce site belge.
C’est la totalité de la direction de la direction de l’APA
qui est accusée d’être favorable aux thèses et militants de la LGBT et non ses
30.000 membres bien évidemment (voir le point 2.1 du document dans le lien)
En attendant quelques études complémentaires qui seraient
également à commenter. Sans s’énerver si possible ?
SUR LES FANTASMES DES
ENFANTS CONCERNANT LE GENITEUR ABSENT DU COUPLE HOMO
Saakvitne (1998)
(1) et Eisold (1998) (2) ont soutenu
une discussion [contradictoire] à propos du cas d’étude suivant. Il s’agit d’un
cas d’étude qui présente un fils de parents gays qui identifie l’employée de
maison comme sa mère. L’enfant croit que les mères sont « embauchées et
licenciées ». L’enfant souffre psychologiquement après le renvoi de l’assistante
pour s’être insérée émotionnellement dans la vie de l’enfant, et en plus
l’arrivée à la maison d’un autre frère adopté. Vue la situation, le couple
homosexuel décide de lui faire suivre une thérapie. Le thérapeute découvre que
l’enfant amassait de l’argent depuis quelque temps, en pensant que s’il en
réunissait suffisamment, il pourrait, selon ses propres mots, « acheter une
autre maman ». A la vue du cas, Eisold conclut que les enfants se développent
mieux dans des foyers avec un père et une mère, et que telle nécessité ne
provient pas d’une imposition sociale, mais d’un impératif biologique, puisque
personne n’a appris à l’enfant à avoir besoin d’une mère – c’est plutôt le
contraire – et cependant, celui-ci l’identifie chez l’assistante et ressent la
nécessité d’en avoir une.
McCandish (1987) (3)
est une étude sur des couples de lesbiennes qui recourent à l’insémination
artificielle. On y trouve une conduite similaire à l’antérieure, qui montre une
relation peu claire entre la compagne de la mère biologique et le fils. Un
enfant essaie d’appeler la compagne de sa mère « papa » et toutes deux lui
expliquent que cela n’est pas adéquat. L’enfant explique la situation à ceux
qu’appellent au téléphone demandant son père, et leur dit qu’il est avec la
compagne de sa mère à qui la personne au téléphone veut parler.
SUR LA PEDOPHILE DANS
LES COUPLES HOMOPARENTAUX
Cameron et Cameron (1996) (4 et 5) Cette étude jouit d’un
échantillon assez large – plus de 4000 sujets – de personnes qui ont répondu à
un questionnaire qui leur a été envoyé par courrier. Parmi tout l’échantillon,
17 ont affirmé avoir au moins un père homosexuel. Les résultats montrent que 4
hommes sur 6 (67%) et 1 femme sur 11 (9%) ont eu une expérience homosexuelle et
que 35% s’identifiaient comme homosexuels. On a même trouvé des différences
très significatives quant à savoir s’ils avaient entretenu des relations
sexuelles avec leurs parents. Le résultat a été de 5 cas sur 17 (29%) chez des
enfants de parents homosexuels face à 28 cas sur 4623 (0,6%) chez des enfants
de parents hétérosexuels.
SUR LA REPRODUCTION DU MODELE HOMOSEXUEL PAR COUPLES HOMOPARENTAUX
Tasker et Golombok (1995)
(6). Il s’agit d’une étude très intéressante parce que, malgré la taille
réduite de son échantillon [aléatoire] (20 hommes et 26 femmes), c’est l’unique
étude connue qui a réalisé un suivi des enfants biologiques de lesbiennes
depuis l’enfance jusqu’à l’âge adulte. L’âge moyen des enfants à la fin de la
démonstration est de 23,5 ans. Cette étude a démontré que les enfants de
lesbiennes ont une prédisposition à l’homosexualité très supérieure à la
moyenne. (les différences ici signalées sont statistiquement significatives).
1.
Saakvitne, K., 1998, “Recreating mother : A
commentary on the case analysis,” American J. of Orthopsychiatry 68,3:443-446
2.
Eisold, B., 1998, “Recreating mother : The consolidation
of ‘heterosexual’ gender identifi cation in the young son of homosexual men,”
American J. of Orthopsychiatry 68, 3 : 433-442.
3.
McCandish, B. (1987). Against all odds : Lesbian
mother family dynamics. En F. Bozett, ed., Gay and lesbian parents, New York :
Praeger
4.
Cameron Cameron, P. y Cameron, K. (1996).
Homosexual parents. Adolescence, 31(124), 757-776.
5.
Cameron P. (1999) Homosexual parents : testing
“common sense”—a literature review emphasizing the Golombok and Tasker
longitudinal study of lesbians’ children. Psychol Rep. 1999 Aug ;85(1) : 282-322
6.
Tasker, F., y Golombok, 5. (1995). Adults raised
as children in lesbian families. American Journal of Orthopsychiatry 65(2),
203-215
Où est le jugement moral dans ces données ?
Il y a effectivement des enquêtes qui parlent de « féminisation »
des garçons ou de « masculinisation » des filles, mais je n’en ai pas
fait été, c’est trop subjectif et il faudrait avoir accès au texte de ces enquête
pour mieux en juger. Je n’en ai pas fait été … il semble déjà tellement
difficile de reconnaître qu’il y a – en moyenne - une importante multiplication
des partenaires chez les homosexuels environ 10 par an pour les résultats les
plus concordantes. Il est indéniable que cette
philosophie libertarienne – tout à fait assumée - est en contradiction avec
la revendication du mariage stable et monogame.