Etre tolérant, c’est très bien, mais uniquement vis à vis de gens qui le sont aussi, sinon ça s’apparente à de la faiblesse. Avait-on raison d’être tolérant vis à vis de la politique de monsieur Hitler comme on disait, dans les années trente ?
L’Amérique en tout cas ne supporte pas de recevoir des leçons des autres, et elle ne supporte pas les campagnes lancées contre elles, ce qui a l’effet souvent contraire, d’exacerber sa paranoïa, parfaitement constitutionnelle.
On sait qu’elle fut construite par des réfugiés, des criminels, des gens qui avaient un compte à régler avec qu’ils appelaient le vieux monde.
Tout est là, susceptible de transformer un paradis en enfer, le noir et le blanc, le bien et le mal, les deux marqueurs sorties d’une lecture partisane et primitive de la bible, transformée en machine à laver la pensée, et en justificatif des pires actions.
L’Amérique fait ainsi parfois écho avec les fondamentalistes salafistes.
Mais il faut nuancer les choses en bien des matières, qu’un petit billet ne peut que trahir.
Un creuset d’énergie et d’optimisme, la rencontre de cultures différentes et sans cesse renouvelées.
Il faut lire la littérature américaine, qui reste sans doute la mieux à même de nous transmettre toutes ces nuances : Ron Rash, Russel Banks, Mac Carthy, Annie Proulx, Jonathan Frantzen......Les meilleurs ambassadeurs de ce grand pays.