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Commentaire de Mathias Ollivier Editeur

sur La chute de l'empire Occidental ?


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Editions Art-Access Mathias Ollivier Editeur 25 novembre 2012 10:27

Merci pour votre commentaire, je tente d’y répondre succinctement. Vous me dites bien Français" par mon pessimisme et mes lamentations" sur la mort de l’Occident. Sachez que je suis liégeois, soit, c’est tout comme... et les Wallons sont loin d’être pessimistes. Sans doute le comprendrez-vous lorsque vous m’aurez lu ? - Il n’y a aucune raison pour que les chinois se plaignent de leur réveil. Comme l’a dit Mao dans les années 70, quittant la France, sur le point d’embarquer pour rentrer chez lui : « Je vous aurai mes petits pigeons... » C’est en cours. - Le monde arabe lui... points de suspension. Cela dit, ce à quoi nous assistons était prévisible. Où sont les tapis volants qui nous ont fait rêver mille et une nuits ? Les pharaons ? Les Aladin ? Ali Baba... lls n’en reste semble-t-il que quarante détrousseurs de démocratie et des momies. - Certes, des millions d’ Hindous et de Chinois, échangeraient bien leurs places avec la nôtre, malgré tous les problèmes que rencontrent l’Occident. Est-ce être pessimiste que de vouloir accompagner la transformation d’un système pour le rendre plus juste et plus opérant ? N’est-ce pas le drame de l’Europe que de ne s’être pas encore dotée d’un système social, et de lois égalitaires communes à tous. Nous sommes loin des Etats-Unis d’Europe. A quoi sert une monnaie commune si le pain n’a pas le même prix partout ? Si le code du travail n’est pas le même ici qu’ailleurs ? Il ne peut y avoir que des rancœurs. Force est de s’apercevoir qu’il y a divorce entre idéologie et expérience. (Ces thèmes sont développés dans l’ouvrage "la révolution du bonheur"... ainsi qu’un concept novateur pour la création de 3.000.000 d’emplois en deux ans !)Quoi qu’il en soit, de nombreux assistés voudraient ne pas l’être. cela n’est pas une vie. Nous n’avons par bonheur plus eu de guerre depuis 70 ans. Si cela est un gain pour tous, c’est aussi un soucis. Comment répartir les richesses, le travail , quand la démographie augmente ? C’est ce à quoi je tente de répondre dans l’ouvrage cité plus haut. - Nous mettre à la place des autres ? dites vous ? Je crois quand à moi qu’il ne faut pas se mettre à la place des autres mais être à la sienne. L’idée semble généreuse au demeurant, mais c’est ainsi que l’on fini par vouloir la leur prendre... la place. C’est une affaire de manipulation sans d’éthique profonde. Secourir les peuples dans le malheur est une grande mission, la pédagogie des catastrophes peut concourir à l’amélioration du monde, c’est certain. C’est du beau partage, il faudrait qu’il s’applique à tous domaines. - S’il m’arrive de « pleurer », c’est lorsque je me demande pourquoi dans un monde où tant de progrès ont été accomplis en si peu de temps, l’on se retrouve avec tant de misère. C’est tout pour quelques-uns et rien pour les autres ! Il ne s’agit donc pas d’un passé révolu, mais du présent d’un monde à la dérive, électrifié mais sans lumière. Ce monde n’est plus celui de la démocratie mais de la  « pubocratie », celle qui nous vend du faux bonheur. Tandis qu’affalés devant leurs  télétabernacles les usagers du bonheur regardent comme une fatalité cathodique d’autres jouer la vie qu’ils voudraient vivre. Vain projet s’il en est, pour les uns comme pour les autres, puisque nous ne pourrons plus vivre comme nous avons vécus. Le coût d’un voyage sur mars suffirait à donner une couverture sociale aux américains dans la précarité. Or, on préfère se préparer à quitter la terre pour reconstruire ailleurs si l’air d’ici nous devenait irrespirable. Dans un de mes ouvrages (Serpula), ironiquement, s’agissant de mars, je disais que : si la planète rouge offrait ce spectacle de désolation, c’est qu’en des temps révolus, nous l’avions quittée en laissant derrière nous, ce que nous laisserons sur terre en fuyant nos erreurs. Pourquoi aller chercher sur mars de la vie, si on ne sait qu’il est urgent de préserver celle qu’il nous reste sur terre ? C’est un combat contre la conformité à la norme qu’il faut mener ; le challenge est éthique, esthétique et politique. Tout ne peut se régler avec des chèques. - La mondialisation existe, il faut faire avec, et traiter les problèmes globalement dites-vous.... Je souscris à cette idée totalement. Il faut un « médicament ».. ?  il existe et est la propriété de tout le monde : la fraternité. L’amour serait plus efficace encore, mais il semble que des millions de gens soient vaccinés contre cette maladie.


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