Ségolène Royal qui se fait remarquer à la BPI, n’appréciant pas qu’il soit dit, et redit, que la BPI n’est pas là pour soutenir des « canards boiteux »...
Voir « Ségolène Royal à la BPI : le clash de trop », La Tribune, 23 avril 2013
Dont voici un long extrait :
"Un parachutage difficilement digéré par Jean-Pierre Jouyet
Dans n’importe quelle entreprise, l’un ou l’autre des deux camps
aurait été démis ou aurait pris ses cliques et ses claques dans les
meilleurs délais.
La BPI n’est pas une entreprise comme les autres,
direz-vous. Justement ! Elle est née dans la douleur, son statut est
complexe, elle doit regrouper des entités qui ne s’adorent pas forcément
comme Oseo, le FSI et CDC Entreprise, et intégrer la voix des régions
qui se sont fait un rien dépouiller de ce qu’elles estimaient être un
peu leur bébé. Pas simple.
Certains, un rien naïfs, avait vu dans le
parachutage de Ségolène Royal un mal nécessaire pour faire parler la
société civile et politique dans ce repaire de technocrates. Après tout,
pourquoi pas ? Même Jean-Pierre Jouyet, ami historique du couple
Royal-Hollande avait fini par digérer le morceau. C’était sans compter
l’appétit d’une vice présidente pour micros et caméras. Pour exister.
Les optimistes se rassureront en disant qu’elle peut toujours parler, sa
voix ne porte pas bien loin. Les autres se diront que ce n’est pas le
moment de laisser prospérer un nouveau foyer d’incohérence dans un
appareil d’Etat qui n’en a vraiment pas besoin. Et ils n’auront pas tout
à fait tort."