@Antenor
qu’un historien grec racontait que les Gaulois de Brennos avaient été surpris de voir que les Grecs représentaient leurs divinités sous forme humaine
Oui, il faudrait retrouver la référence parce que cela nous éviterait de partir sur une fausse piste.
Je reviens au pendentif du II ème siècle. En haut, nous avons le dieu du ciel sur son char solaire qui brandit la foudre devant la cité gauloise représentée dans son symbole du cheval (cf mon interprétation, page 338 de mon histoire de Bibracte, le bouclier éduen.) Par symétrie, en bas, nous avons le triton à deux queues. Vu sa petitesse, difficile d’y voir le dieu marin des océans. En revanche, sachant qu’il existait, à cette époque, un lac au pied du Crest/Gergovie, nous aurions bien là, un vrai triton, créature du dieu du monde souterrain (César), le Dis pater gaulois, celui qui fait naître (Augustin). Le fait qu’il tiendrait une rame pourrait aller dans ce sens.
Contrairement à l’idée générale, je pense que, depuis le début, la cité arverne a eu ses croyances, et ses symboles et qu’elle les a maintenus tout en résistant aux influences extérieures. C’était une question de patriotisme à l’échelon de la cité (par exemple, le lion pour Bibracte a perduré jusque dans les chapiteaux de Tournus du Xème siècle). Je pars du principe qu’il en a été de même pour Gergovie. Quels symboles ? Votre pendentif indique le dieu à la foudre et le triton du lac. La médaille de Celtil, père de Vercingétorix, nous fait remonter à l’époque d’avant César avec sa salamandre. Nous avons bien là un symbole d’origine locale, salamandre = triton. Ensuite, en remontant au Vème siècle, nous avons la Gorgone du vase de Vix aux deux jambes écartées en serpents (?)... serpent>salamandre>triton animal> triton des chapiteaux romans ?
Partant de là, j’aurais tendance à voir dans ce symbolisme animal des traces/vestiges d’une culture originelle spécifique qu’on pourrait rattacher à l’Atlantide évoquée par Platon.