Gollum,
Je ne serai pas aussi optimiste. Bien des forces de réaction, des forces d’obscurantisme, des tendances à la radicalisation comme à l’intolérance pointent le bout de leur nez.
L’environnement de l’agora, ne constitue pas le meilleur critère d’appréciation socio-culturel. Les sondages qui sont proposés sur le journal fournissent des informations assez décalées relativement à la réalité. Mais au fond, qu’est-ce que la réalité ?
Dans ce climat de prise de liberté par la force, c’est à dire comme les premiers primates,
une dominante, c’est le plus fort, le plus rapide, le plus intelligent, pour ne pas dire malicieux qui s’impose. C’est vrai qu’il faut une certaine foi dans la nature humaine.
Ce que redoute le plus, ce ne sont pas les prises de position émotionnelles engendrées par le désespoir et la misère, ce sont plutôt les cheminements addictifs qui faussent les réflexes naturels et qui anéantissent le libre arbitre. Le désir d’être s’évanouit au profit de celui d’oublier et de s’oublier. « Etre ou ne pas être » là est la question.
L’archétype shakespearien et certes dans un dilemme émotionnel névrotique, cela équivaut bien à une addiction.
Bien entendu, une bonne enfance, un cadre familial et scolaire conditionnent une vie.
Mais quand la nature humaine n’est pas entravée artificiellement, les ressources humaines, physiques, mentales et spirituelles se libèrent s’activent. Poser les premières, celles du guerrier, la santé du corps, l’exercice physique, pas la compétition, mais déjà l’occasion de permettre aux neurones de s’oxygéner, d’envisager, d’imaginer... de désirer. D’ailleurs, si l’on entre dans le jeu, on ne peut plus s’en passer après quelques jours d’exercices prolongés. Ce n’est même plus la volonté qui nous pousse dehors,
c’est le besoin, comme la faim ou le sommeil. Là, c’est gagné, les étapes s’emboitent.