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Commentaire de ffi

sur Politique de lutte contre les addictions : l'insoutenable légèreté de l'indécision


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ffi ffi 28 janvier 2014 14:00

L’argument des « pré-psychotiques » qui succomberaient préférentiellement au haschisch n’est pas scientifique, et il fut une simple hypothèse pour dénier les résultats pourtant formels et établis qui montrent que 7% des gamins qui commencent le haschisch avant 15 ans développent une schizophrénie avant 20 ans, alors que la prévalence dans la population générale est de 0,7%.
 
En effet, il n’y a rien aujourd’hui qui permette de caractériser une personnalité « pré-psychotique » : tout ce que l’on peut voir, c’est quand quelqu’un est devenu psychotique.
 
De toute façon, même si l’argument était vrai, il faut bien voir qu’appeler à banaliser le haschisch c’est en vérité proposer à 7% des gamins d’être atteint de schizophrénie, avec tout le cortège de malheurs qui va avec, ce qui serait une fausse générosité, un conseil de faux-ami.

J’ai connu suffisamment de haschischins dans ma vie, et il me faut bien que reconnaître que tous ceux que j’ai connu qui sont passés par la case HP (pour schizophrénie paranoïaque ou délires psychotiques divers) avaient chacun consommé du haschisch à haute dose sur une longue durée, c’est une réalité factuelle que j’ai constatée de visu.
 
Par ces connaissances, j’ai fumé du haschisch (et je continue parfois, par légère dépendance), et j’ai vu les dégâts qu’il produit, sans heureusement en subir trop pour moi-même, ayant pris conscience de sa potentielle nocivité, justement suite aux exemples que je viens de citer.

Par conséquent, je ne peux pas donner de meilleur conseil à toute la jeunesse de ne jamais commencer : c’est vain, ça coûte cher, ça n’apporte que des problèmes, sans parler des relations entre toxicomanes qui sont des relations généralement peu constructives.
 
Le volet répression est donc absolument indispensable, pour que la jeunesse ne commence pas.
 
Pour ce qui est des vieux usagers, dépendants, le soin est délicat : le problème n’est pas qu’ils auraient une chose en trop (un virus, un microbe, une tumeur), qui pourrait être enlevée, mais quelque chose en moins, qui n’est plus produit car leur organe cérébral dépend d’un approvisionnement externe. 
 
L’habileté de produire à nouveau ce qui manque peut se reconstituer, et encore uniquement partiellement et cela dépend aussi de l’âge, les plus vieux le pouvant le moins, mais il faut alors que cesse toute ingestion du produit. C’est la cure de désintoxication : la souffrance ressentie est considérable, bien souvent, c’est la rechute.
 
Donc, non. Baser le traitement des drogués sur le soin est une impasse, précisément parce qu’il n’existe pas de véritables soins, le véritable soin étant la prise de drogue...

Bref. Il suffit de ne pas commencer, c’est tout.
Mais quand tu as commencé, t’es baisé, tu es obligé de continuer.
 
C’est ce qui justifie la répression.
Mais comprenons-nous bien : Répression du marché.


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