Bonjour Fergus. Merci de votre commentaire. Je vais essayer de vous répondre. Tout en rendant à Floreal ce qui appartient à Floreal qui est un des rédacteurs des billets rouge de www.initiative-communiste.fr
Outre le fait que l’emploi du mot « Länder », pour désigner
les régions souhaitées par Hollande, est manipulateur, je ne vois pas où
se situe le problème : le but est de donner aux régions une taille et
un puissance suffisantes pour renforcer leur poids à l’international. Et
il en va de même pour les départements qui disparaitraient dans le
cadre des « euro-métropoles ». Ne seraient concernés que très peu d’entre eux.
Je crois que votre présentation des choses ne correspond pas du tout à la réalité :
Lander : c’est bien de cela qu’il est question. De passer d’une République Une et Indivisible ou la loi est la même pour tous à une multitude d’eurorégions (éventuellement même dépassant le cadre national) disposant de leurs lois locales. Devenant en concurrences les unes des autres, diminuant les possibilités de perequation et de solidarité.
Si je peux me permettre, en dehors des ambitions de quelques barons PS ou UMP, quel est l’interet de renforcer le poids des régions ou des eurométropoles à l’international ? certes ces éléments de langages sont rodées. Mais dans les faits, dans la mondialisation capitaliste, l’union fait effectivement la force. Et morceler, balkaniser la France c’est bien se diviser et devenir tout petit, appliquant le principe plutôt chef à Dijon que Pape à Rome.....
Votre argument sur les euro-métropoles ne tient pas plus. Regardons l’exemple du Rhone et de Lyon. De l’Isère et de Grenoble etc.... l’ensemble des moyens va être concentrés dans une métropole laissant la majeure partie de la surface du territoire pourtant indispensable aux villes à l’abandon, sans moyen. Alors même qu’une des forces de notre pays, c’est bien justement sa puissance agricole, ses territoires. n
Quant aux communes, il faudrait avoir le courage de supprimer 20 à
30 000 des communes existantes tant leur population est faible, et
souvent ridicule avec des populations de quelques dizaines d’habitants
pour des milliers d’entre elles (j’en connais qui comptent de
conseillers municipaux grabataires ou gâteux ou arriver un nombre
nécessaire !).
Si je peux me permettre, je parierai bien que vous êtes habitant d’une grande ville.
La force des communes c’est bien de proposer une vraie démocratie locale
- soutenue par la puissance publique de l’état déconcentré. C’est ce
modèle que vous voulez abattre, en faisant réculer la démocratie puisque en supprimant les communes vous centralisez de manière extrement forte notre pays qui s’est construit sur la solidarité Nationale et la déconcentration, donnant le pouvoir à quelques villes centres qui se font déjà concurrence plutot que de se soutenir.
Rappelons qu’avec 35 000 communes, la taille médianne des communes est de 11 km² contre 15 en Allemagne.
Ce qui est comique, c’est que dans le même temps que les grandes villes construisent des eurométropoles pour étendre les pouvoirs des politiques qui les dirige, ces mêmes barons se font chantre de la démocratie locale et des conseils de quartiers - consultatifs bien evidemment. Bizarre aussi que ni à Lyon, Marseille où Paris ne soit proposé de supprimer ces communes inutile que sont les arrondissements....
Attendons d’en savoir plus sur les contours de ces projets avant de les vouer aux gémonies.
Quand notre pays aura été morcellé et que le barron Malvy ferra la guerre au compte de Bordeau et au Duc de Lyon... on aura bien le temps de les vouer aux gémonie.
Pour ce qui est de la Charte des langues régionales, c’est une
excellente chose, et cela ne fera que mettre notre pays au niveau de nos
voisins dans lesquelles les langues régionales bénéficient d’un statut
équivalent sans que les affaires du pays en soient menacées, et a fortiori l’avenir de la nation.
Sur le sujet, je vous renvois à l’argumentaire du COURRIEL, ou de JL Mélenchon qui démontre en quoi cette charte n’est en rien une avancé pour la diversité linguistique. Le fond du problème des langues régionales n’est pas la création de statut, mais leurs enseignements. Qui est prévu par la loi déjà depuis les années 50 mais sans aucun moyens. Qui plus est, à l’heure où on nous explique que pour compter, il faut s’exprimer en anglais, qu’il faut morceler le territoire, on voit qu’il y a bien un projet politique de morcellement de la République Une et Indivisible. Projet qui pour le coup n’a jamais été ni discuté et encore moins adopté par les Français.
En revanche, d’accord sur l’invasion de l’anglais et les initiatives
du CSA qui posent de réels problèmes et contribuent à diluer peu à peu
notre propre culture. Pour autant, le fait que certains cours soient
donnés en anglais, notamment dans des disciplines techniques, ne doit
pas être considéré comme une menace, mais comme un plus dans la
formation des étudiants. J’observe d’ailleurs que des cours sont donnés
depuis des années en français dans des universités anglo-saxonnes sans
que cela soulève de protestations.
je ne sais pas quel est votre métiers Fergus. Mais moi je suis dans une branche les TP/construction/infra où la France est un pays à la pointe. Mais pour des dogmes idéologiques, les communications scientifique financées par les français se font pourtant maintenant en anglais, obligeant les francophone à travailler en anglais avec la perte de compétitivité par rapport aux anglophones et les risques que cela représente, nous mettant de fait sous la domination des USA alors même que nous avons les moyens de notre indépendance.
Vous savez quand des présidents de sociétés savantes mondiales en viennent à devoir rappeler à leurs sections française que c’est leur devoir de traduire et d’utiliser le français - langue officielle de ces sociétés savantes (médecine, transport, travaux, mathématique....) c’est que le problème est très sérieux.
Il est extrémement sérieux quand aujourd’hui dans l’ensemble des domaines professionnels, la sélection se fait sur la maitrise de l’anglais. Avec ce que cela suppose d’investissement pour les classes populaires à l’apprendre, et également d’influence par la culture et les dogmes politiques US. Car pour maitriser l’anglais, nos étudiants sont obligés d’en passer par des stages de plusieurs mois dans les pays anglo saxons. Mettant De Facto les universités américaines et anglo saxonne en position de force, faisant baigner notre jeunesse dans le moule de la culture anglo saxonne qui est bien plus majoritairement influencée par Wall Street que par Pete Seeger. Ce qui n’est politiquement absolument pas neutre.
Oui la langue est un instrument de domination politique. Perdre sa langue c’est ne plus avoir de voix.