Bonjour, Taktak.
Je vous concède volontiers que les dangers que vous soulevez concernant les régions et
surtout les euro-métropoles existent bel et bien. Mais cela peut être résolu si
les réformateurs se montrent soucieux de mettre en place un minimum de
péréquation. Pas évident toutefois...
Pour ce qui est des communes, sachez que je vis dans une
ville de 10 000 habitants, mais que mes racines sont dans des petites
communes de la montagne auvergnate où la plupart comptent moins de
300 habitants et trop souvent moins de 100 ! Quand je parle de
grabataires ou de séniles inscrits dans la liste des conseillers municipaux
pour atteindre le quota, c’est une réalité. Et nombre de ces communes ont du
mal à réunir le Conseil au moins une fois par trimestre comme l’exige la loi.
Le maire n’y habite d’ailleurs même pas dans de nombreux cas. Et qu’il y soit
ou pas, il est très souvent incapable de comprendre la majorité des textes qui
lui sont adressés par la préfecture !
Tout cela est absolument grotesque quand on sait qu’une
commune de France sur deux compte moins de 426 habitants (source Insee). Mais
les maires veulent garder leur écharpe et les sénateurs ont besoin d’eux pour
se faire élire. C’est uniquement à de tels constats que l’on doit la survivance
aberrante d’un aussi grand nombre de communes, la France en ayant à elle seule
autant que tous ses voisins réunis ! Je ne veux « réduire la démocratie » en
supprimant des communes, mais faire en sorte qu’il n’en subsiste plus qui
soient inférieures en population à 2000 habitants, moyen de fédérer de
meilleures compétences et de mutualiser les moyens pour gérer les équipements
collectifs sans qu’il soit besoin de passer par des « communautés de
communes » qui ajoutent à la confusion et au millefeuille.
Pour ce qui est des langues régionales, je persiste à penser
qu’il n’y a pas le moindre danger à la clé, les habitants des régions
concernées étant très minoritairement locuteurs et très majoritairement pas
intéressés par l’apprentissage de la langue régionale. Il s’agit là d’un simple
chiffon rouge agité pour lutter contre l’UE. S’il doit y avoir de sécessions de
régions, cela se fera sur des critères économiques, certainement pas
linguistiques.
En ce qui me concerne, plus de métier : après avoir été
secrétaire, informaticien, responsable de formation, responsable de qualité et
rédacteur, je suis retraité.