Mohamed Bouhouch
J’oubliais : Dès son arrivée au pouvoir, et considérant ce qui se passait en Algérie, De Gaulle proposait une « paix des braves ». Il lui faudra quatre ans pour émerger, à cette paix, mais on a fini par la voir. Ce n’est pas du tout cette expression qu’on utiliserait pour parler de terroristes : c’était donc reconnaître qu’il y avait quelque chose de légitime dans la revendication des Algériens qui luttaient pour leur indépendance quelque violentes que fussent leurs méthodes.
On ne pourrait peut-être pas en dire autant de la période précédente où Mitterrand ministre de la justice contresignait sans état d’âme les condamnations qui envoyaient à la guillotine, comme des criminels de droit commun, des gens qui résistaient comme lui n’avait pas su le faire quand il était encore à Vichy.
Les parallèles historiques et les analogies sont toujours tentants, mais en la circonstance, ils ne me paraissent guère justifiables. En revanche, si vous rapprochiez le Hamas et Boko Haram, je trouverais ça tout à fait acceptable.