@Philippe Vergnes
Je vous remercie de votre commentaire, néanmoins il me semble s’adresser
plus à Tall, ou développer sur vos différents avec lui, plutôt qu’à moi : dans
les courts passages où il semble m’interpeller, il semblerait que ce soit
principalement, de manière plus ou moins implicite, pour remettre en question
mes facultés de compréhension : par exemple, j’emploierai une formule précise,
sans avoir jamais entendu parler de Korzybski ou de Sémantique Générale, ou ignorerais
le caractère polysémique de certains concepts lorsqu’employés dans des
disciplines différentes…Pour autant, l’emploi était à visée généraliste, et sa
motivation se fondait justement sur le couple objet/représentation : et plus
précisément la confusion entretenue par la neuromania scientiste ambiante entre
modèles du cerveau et cerveau lui-même.
Sinon, rassurez-vous, mon background est pluridisciplinaire (principalement
: anthropo, linguistique, I.A) : ce qui me fait autant assez souvent tomber
sous la juridiction « sciences cognitives » et donc m’oblige à ne pas
confondre ce que X veut dire/implique dans telle discipline et dans telle autre.
Bref, l’implicite des passages me concernant semble relever principalement
d’une forme de soft ad hominem (je vous remercie de tant de délicatesse…),
remettant en question autant mes potentielles connaissances, que mes aptitudes
intellectuelles…Et cela, sur la base d’un commentaire, rappelant une situation
actuelle dans le domaine scientifique, somme toute problématique : illustration
: une part essentielle de mes travaux/activités/recherches (appelez cela comme
vous le voudrez) dépend des recherches d’autres chercheurs : la courte synthèse
concernant mon background devrait vous permettre d’aisément comprendre pourquoi
la fiabilité/pertinence des recherches en neurosciences ont une cruciale
importance pour moi, ainsi que tant d’autres recherches…le motto étant Trust
but verify, néanmoins, vous imaginez le colossal problème si pour chaque
recherche que vous pourriez avoir besoin d’employer, vous devriez toutes les vérifier…
Les problèmes méthodologiques et leurs conséquences forment une sorte de
réaction en chaine, une contamination autant horizontale que verticale, et
affectent mêmes les disciplines non directement concernées mais pouvant s’aider
ou supporter leurs hypothèses avec des recherches d’autres disciplines :
l’impact étant beaucoup plus important dans les domaines qui par nature
impliquent une approche pluri/transdisciplinaire.
C’était là le seul point que je souhaitais mettre en évidence : pour le
reste, j’arrivais déjà bien tard sur ce fil (plutôt long), et le débat a bien
trop divergé, pour être encore suffisamment lisible.
Pour conclure, ravi que vous ayez noté que j’étais « ouvert »,
plutôt déçu que vous ayez préféré d’implicitement supposer que j’aurai quelque
peine à envisager polysémie conceptuelle, complexité des approches
pluridisciplinaires, etc…J’ai généralement tendance à ne pas considérer que le
complexe soit automatiquement simplifiable, ou que le « simplexe » soit
nécessairement à compliquer.
Sur ce, si vous évoquiez à nouveau de tels sujets dans d’autres articles,
j’y interviendrai plus précocement et éviterai d’éventuels raccourcis
langagiers/conceptuels, ceci afin de vous éviter de spéculer sur votre
interlocuteur. Je suis simplement un sceptique, comme tout scientifique, trust but verify demeurant mon attitude en matière scientifique : pour le reste, je n’ai pas spécialement d’idées reçues, je m’intéresse avant tout à la cohérence/consistance des modèles proposés.