Bonjour Hervé,
Le commentaire d’Alinéa est venu à point nommé,
j’allais te répondre par un long commentaire en t’invitant à mieux relire mon
article ou tout du moins sa conclusion.
« En la relisant, je réalise combien je partage cette
philosophie et dont toute ma recherche consiste à trouver la voie qui mène à
cette conscience biosphérique. »
Bah oui…
!
Alors, je t’explique ma « méthode ».
Ayant identifié depuis longtemps le problème de
la dualité empathie/psychopathie (et non pas empathie/entropie), je me suis
posé la question de savoir comment pourrait évoluer notre conscience afin de briser
à temps les fers qui enchaînent les progrès de l’empathie à la croissance de la
psychopathie (pour reformuler ce passage de RIFKIN).
Cela pose réellement le problème d’une prise de
conscience collective, car actuellement, nos politiques (élus) suivent un
programme qui émane d’une conscience idéologique (c’est le dogme de l’homo œconomicus dont je dénonce assez
souvent l’hérésie), alors que, si tu as bien suivi le sens du schéma que
j’ai reproduit dans cet article, il suffirait de les conduire à prendre des
décisions selon une conscience psychologique pour que tout bascule et que le
monde passe d’un comportement majoritairement égoïste à celui d’une philosophie
altruiste (pour image, cf. théorie du centième singe).
Avant de te poser ma question, je dois
t’expliquer comment je conçois la conscience. Selon moi, nous pouvons dire
qu’il existe principalement deux formes de conscience. L’une que l’on pourrait
appelée conscience primordiale (ou universelle ou ce que tu veux d’autre, peu
importe), c’est celle de la philosophie orientale. Celle que tu promeut. L’autre est la conscience de
soi (ou individuelle, etc.). La première se découvre, pour reprendre une image
se serait comme effeuillé un artichaut pour en révéler le cœur et goûter au
meilleur. La seconde se développe, comme je l’ai indiqué dans ma série d’articles.
Alors ma question qui est à mes yeux d’une
importance capitale, car de là dépend toute la méthodologie qui en découle
quant à la manière d’aborder la dualité empathie/psychopathie : penses-tu que quelqu’un puisse accéder à la
découverte de la conscience primordiale s’il n’a pas suffisamment pu développer
une conscience de soi (ex. les psychopathes) ???
Autrement dit, s’il n’a pas appris à se dominer
soi-même, car il est absent à soi.
Personnellement, je ne le crois pas. C’est du
moins ce que toute mon expérience m’a appris, mais je peux me tromper. Alors
qu’il me semble que pour toi, c’est tout à fait possible. Si oui, comment cela
se pourrait-il ?
Je crois que notre différence sur cette question
réside en cela, car après, même si tu emploies un vocabulaire spécifique, et à
moins de l’avoir mal transposé à mes propres grilles d’interprétation, nous
parlons exactement de la même chose en partant d’une même image (les deux
miroirs qui se reflètent l’un l’autre).
Ma réponse personnelle à cette question explique
ma démarche, car cela suggère qu’il faut pouvoir dénoncer le problème
psychopathie pour en avoir conscience. Mais encore une fois, je peux très bien
me tromper, seulement, je ne vois pas où. Note tout de même que je ne fais pas
que dénoncer ce problème-là et que je donne aussi des solutions dans certains
de mes articles.
Pour le reste, je te suis parfaitement dans tes
explications.
« Le conflit intérieur est toujours le résultat d’une
impossibilité à accepter que le passé est mort pour la réalité et ne vit qu’en
son imaginaire, tel qu’en lui même. »
Oui, et nous en avons eu un très bel exemple sur
ce fil et il est malheureux qu’il ne puisse pas se rendre compte de cela. Je
n’ai pas répondu à son message évoquant mon manque d’empathie, car il aurait
perçu cela comme une provocation de plus alors que justement mes interventions
ne font que révéler ce que tu dénonces fort judicieusement avec cette
affirmation.
Bonne journée, à plus.