Bonjour Alinéa,
J’aimerai tout d’abord répondre à ceci :
« Plutôt que la haine, la peur
peut-être, cette peur primitive de l’homme, animal si faible, proie des proies,
si fragile dans le monde naturel… ?? »
La peur oui surtout !
La haine n’est pas le contraire de l’amour, mais une défense
contre la peur : les
émotions.
Ce qui tend à démontrer ce que je maintiens depuis des
années, que la perversion narcissique est d’origine traumatique, car le moteur
de la perversion narcissique, c’est la haine (selon Dominique-France TAYEBALY
et Saverio TOMASELLA, Pour en finir avec
les pervers narcissiques, j’ai toutefois nuancé cette assertion dans
certains commentaires au tout début de mes interventions sur ce site).
« Je voudrais vous demander s’il existe des études sur le rapport du
pervers au père ? »
En fait, la perversion étant un terme psychanalytique, ces
derniers la situent dans les tout premiers rapports de l’enfant à la mère dans
une famille où le père a été absent. Autrement dit, l’enfant a vécu une
situation où le père n’a pas joué son rôle de tiers séparateur. En réalité, c’est
beaucoup plus complexe que ça puisque selon cette approche – dominante à l’heure
actuelle –, une femme élevant seule ses enfants ferait d’eux des pervers (et c’est
l’idée qui a aujourd’hui cours dans les prétoires des tribunaux), ce qui est
totalement débile.
Cependant, la perversion provient bien de la période
cruciale de la petite enfance, c.-à-d. 0-3 ans, âge auxquels son développement
cérébral sera le plus important de toute sa vie. Et elle provient bien
également d’une maltraitance, mais d’une maltraitance très spécifique qu’il
faudrait expliquer, mais je n’ai pas eu le courage pour le moment, car là, on « tape »
dans le très dur de la théorie de la perversion narcissique et il faut aborder
des concepts que même la plupart des professionnels de la santé mentale ignorent
(penser donc le quidam). Et à la vue des réactions de certains, je n’ose encore
le faire, mais ça viendra, je vous l’assure (Toutefois, si votre curiosité vous
pousse à en savoir plus, chercher donc du côté du concept d’incestuel ou d’incestualité à ne pas confondre avec l’inceste. On commence à
trouver pas mal de docs sur ce sujet que l’on ne trouvait pas sur le
net il y a seulement 5-6 ans en arrière).
Au sujet du pouvoir, vous avez tout à fait
raison. C’est la raison pour laquelle j’ai commencé mon article par cette
citation de J. RIFKIN : « L’histoire est faite la plupart du temps par les
mécontents et les furieux, les excédés et les rebelles – par ceux qui aspirent
à exercer l’autorité, à exploiter les autres, et par leurs victimes,
intéressées quant à elles à obtenir réparation et à rétablir la justice. Dans ces conditions, l’histoire qui
s’écrit a pour grand sujet la pathologie du pouvoir. »
Enfin, il faut
noter que psychopathie et perversion, c’est bonnet blanc et blanc bonnet (comme
le note très bien J.-P. CHARTIER que j’ai cité dans un de mes articles Le match : psychopathe Vs pervers
narcissique). Si vous voulez approfondir, un excellent cite que j’apprécie
pour sa simplicité, même si je ne partage pas toujours à 100%, c’est une très
bonne approche : Psychopathie et organisation psychopathique.
Je m’arrête là
tant il y a encore à dire pour ne pas compliquer de plus ce com.
Bonne journée !