Bonjour Philippe, je regarde théma
penses-tu que quelqu’un puisse
accéder à la découverte de la conscience primordiale s’il n’a pas suffisamment
pu développer une conscience de soi (ex. les psychopathes) ???
Philippe, je pense que tu te
trompe de sens, la question qu’il faut se poser c’est de savoir si on peut
perdre sa conscience de soi et la retrouver !
Je crois que vu le % supposé de gens souffrant de
psychopathie, on ne peut pas considérer la piste de manque suffisant de
développement de sa conscience, mais plutôt d’une perte de conscience de soi.
Ton idée est que nous sommes victimes des psychopathes qui nous gouvernent
par le biais de l’injonction contradictoire et je la partage à 100%.
Sauf que ce sont les circonstances qui font d’eux des
psychopathes, c’est-à-dire, que c’est la situation écologique, politique et
sociale en raison même de la mondialisation et ses contraintes et limites, qui
les font êtres des psychopathes et sans même s’en rendre compte ou même le vouloir,
simplement parce qu’ils ne veulent pas perdre leur position dominante.
Tant que la consommation humaine globale n’avait pas atteinte
la capacité de renouvellement de la Terre, leur logique tenait, c’est ce qu’on
appelle l’essor et l’expansion économique. Mais une fois dépassé ce seuil et qu’on
commence les dégradations de masse et de perte aigu de qualité de vie, la
logique de la croissance économique n’a plus de sens et devient contraire aux
intérêts de tout le monde.
L’injonction contradictoire est donc entre d’un coté, prôner
toujours plus de compétitivité pour une croissance économique basé sur l’augmentation
de la consommation, alors que tous les indicateurs écologiques, social et
économique pousse à ralentir le rythme et à penser autrement.
Mais ce n’est pas tout, au niveau de l’empathie, nous nous
trouvons devant une aporie morale et éthique, c’est-à-dire , que si nous
considérons le sens de l’empathie comme plaçant tous les êtres
humains avec les mêmes droits fondamentaux, alors, nous avons un problème avec la réalité, car celle-ci
nous montre la faim, la guerre, la maladie, le manque en toute choses dont on
dispose en excédent en production. Si ce n’était pas le cas, il n’y aurait pas
de problèmes de chômage, mais un manque de main d’œuvres.
Bref, partout où on regarde, on ne voit que des injonctions
contradictoires entre le mode de production et de redistribution des richesses
d’un coté et l’éthique de la déclaration universelle des droits de l’humain et
la morale religieuse de l’autre.
Avant, les conditions techniques et de la conscience de la
majorité des humains faisait que nous ne vivions pas le présent comme un
ensemble de contradictions, d’injonctions contradictoires, mais aujourd’hui, ce
n’est plus le cas. Le sens de l’itération à changé, c’est-à-dire que la cause
est devenu conséquence et inversement. Ici, ce n’est plus la division qui est la
cause de l’économie, mais l’union. Or, si ce n’est plus la division qui est la
cause mais l’union, cela signifie que ce n’est plus la propriété mais la
responsabilité qui fait l’union. En effet, la responsabilité se partage, tandis
que la propriété se dispute et est exclusive de l’autre.
Seulement, nous sommes tant imprégné de cette croyance que l’intériorité
de soi est assuré par la propriété et non par la responsabilité. Qu’il n’y a de propriété que le corps physique et qu’au delà, de par le fait que nous sommes tous en interactions, en relations réciproques il ne peut y avoir que la responsabilité car celle ci est toujours en vis à vis d’autrui. J’ai beau l’écrire depuis plus de 2 ans ici, je suis face à un mur collectif. La peur généré par le totalitarisme stalinien, chinois, des khmers rouges font que parler d’abolition de la propriété fait réagir compulsivement les gens.
Bref, tu retrouve là tout ce que tu as écrit dans tes articles sur les émotions, la peur, l’injonction contradictoire, mais comme nous parlons de l’humanité toute entière, nous devons parler paradigme économique, social et politique